Les documents ci-dessous cités vous aident à mieux comprendre l’état des choses concernant le rôle des conseils syndicaux et l’évolution du droit des copropriétés.
Il va de soi que cet éventail d’informations ne saurait prétendre à l’exhaustivité.
Votre vigilance et vos sollicitations (via la page contact) nous permettront de mieux répondre aux exigences du temps.
Le conseil syndical.
Les assemblées générales (version covid 19)
La tenue des Assemblées Générales : jusqu’au 31/01/2021
07/09/2020
Texte de référence : ordonnance n°2020-595 du 20 mai 2020
Cette ordonnance permet au syndic de prévoir que les copropriétaires ne participeront pas à leur Assemblée Générale de manière physique.
Cette possibilité lui est offerte jusqu’au 31 Janvier 2021.
Ainsi, le syndic qui ne peut tenir la réunion physiquement (pour impossibilité de respecter les mesures sanitaires) peut décider que les copropriétaires y participent :
- Par visioconférence (ou par tout autre moyen de communication électronique permettant leur identification) ;
- en votant par correspondance avant la tenue de l’assemblée grâce à ce formulaire.
De plus, et lorsque le recours à une participation dématérialisée n’est pas possible, celui-ci peut prévoir que les copropriétaires prennent leurs décisions au seul moyen du vote par correspondance au travers du formulaire (mais il doit justifier l’impossibilité de tenir la réunion en présentiel ou à distance).
Le syndic qui a déjà convoqué l’Assemblée Générale mais qui souhaite tout de même mettre en place ce système doit en informer les copropriétaires, au moins quinze jours avant la tenue de cette assemblée, par tout moyen permettant d’établir avec certitude la date de la réception de cette information (art. 22-2 de l’ordonnance du 25 mars 2020).
- La convocation :
- Ne mentionne pas de lieu de réunion (puisqu’il n’y en a pas) ;
- précise que les copropriétaires ne peuvent participer à l’assemblée que par visioconférence (ou tout autre moyen de communication électronique) sans préjudice de la possibilité de voter par correspondance ;
- lorsque le recours à la visioconférence ou à tout autre moyen de communication électronique est impossible, la convocation précise que les copropriétaires ne peuvent voter que par correspondance via le formulaire.
- La feuille de présence et le procès-verbal :
- Le président de séance certifie exacte la feuille de présence et la signe ;
- Il en est de même pour le ou les scrutateurs ;
- le procès-verbal de l’assemblée est, lui, signé dans les huit jours suivant la tenue de celle-ci.
- La désignation du président de séance en cas d’usage du seul vote par correspondance :
- Si les décisions sont prises au seul moyen du vote par correspondance, le président du conseil syndical (ou à défaut, l’un de ses membres, ou en leur absence, l’un des copropriétaires votant désigné par le syndic) assure les missions qui incombent au président de séance ;
- si les copropriétaires participent par visioconférence (ou tout autre moyen électronique), le syndic pourra décider des moyens et supports techniques permettant leur identification et la transmission de leur voix, ainsi que la retransmission continue et simultanée des délibérations (art. 22-5 de l’ordonnance du 25 mars 2020).
Ces moyens et supports techniques seront utilisés jusqu’à ce que l’Assemblée se prononce sur leur utilisation.
Nous conseillons au conseil syndical de comparer les offres en concertation avec le syndic et de ne pas le laisser imposer sa solution. De plus, nous sommes toujours en attente des conditions d’identification des copropriétaires usant de moyens de communication électronique pour participer à l’Assemblée Générale.
Attention : si le votant par correspondance est présent ou représenté à l’Assemblée Générale, le formulaire qu’il aura adressé au syndic avant la réunion ne pourra plus être utilisé (article 14-1 décret du 17 mars 1967).
D’ailleurs, le formulaire montre déjà ses limites. Celui-ci n’est pas adapté à un vote en deuxième lecture (passerelle 25-1 et 26-1). Il va alors être nécessaire de prévoir une adaptation dans le formulaire pour permettre aux copropriétaires de voter en cas d’éventuelle deuxième lecture, ce qui n’est pas encore le cas. Mieux vaut donc, dans la mesure du possible, tenir les Assemblées Générales de manière physique.
La passation des archives : de l’ancien vers le nouveau syndic
31/08/2020
L’article 18-2 de la loi du 10 juillet 1965 nous indique deux délais de transmission des pièces :
- Sous un mois à compter de la nomination du nouveau syndic, la situation de trésorerie, la totalité des fonds immédiatement disponibles et l’ensemble des documents et archives du syndicat doivent être remis au nouveau représentant.
- A la fin du premier délai mentionné ci-dessus, un autre de deux mois court durant lequel le solde des fonds disponibles après apurement des comptes, l’état des comptes des copropriétaires et l’état des comptes du syndicat doivent être remis.
En outre, trois mois après que l’Assemblée Générale ait décidé de changer de syndic, tous les documents doivent avoir été remis au nouveau.
Que faire en cas de refus ou de réticence ?
Il faut se référer à l’article 33-1 du décret du 17 mars 1967 : un bordereau récapitulatif des pièces doit être remis au nouveau syndic ainsi qu’au CS. Celui-ci servira à prouver que l’ancien vous a tout donné mais, inversement, à démontrer qu’il en manque.
Ainsi, en cas de remise partielle des pièces ou de refus total, il faudra procéder comme suit :
- Mettre en demeure le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception en lui rappelant ses obligations légales. Si ça ne suffit pas : lui faire délivrer la mise en demeure par huissier.
- Saisir le tribunal (le nouveau syndic mais également le président du CS peuvent le faire).
Articles du Décret 67-223 du 17 mars 1967 modifiés par le Décret 2020_834 du 02 Juillet 2020
Articles du Décret 67-223 du 17 mars 1967 modifiés par le Décret 2020_834 du 02 Juillet 2020
06/07/2020
Articles extraits du Site Legifrance au 04 Juillet 2020
Les textes de couleur rouge sont ajoutés et les textes barrés supprimés par le Décret 2020-834 du 02 Juillet 2020
Chapitre 1er : Mesures relatives aux actes concourant à l’établissement et à l’organisation de la copropriété d’un immeuble bâti
Article 1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Catégories de charges – Etat de répartition des charges
- Le règlement de copropriété mentionné par l’article 8 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée comporte les stipulations relatives aux objets visés par l’ alinéa 1er le premier alinéa du I et par le premier alinéa du II dudit article ainsi que l’état de répartition des charges prévu au troisième alinéa de l’article 10 de ladite loi
- Cet état définit les différentes catégories de charges et distingue celles afférentes à la conservation, à l’entretien et à l’administration de l’immeuble, celles relatives au fonctionnement et à l’entretien de chacun des éléments d’équipement communs et celles entraînées par chaque service collectif.
- L’état de répartition des charges fixe, conformément aux dispositions de l’article 10 (alinéa 3) et, s’il y a lieu, de l’article 24 (quatrième alinéa) de la loi du 10 juillet 1965, la quote-part qui incombe à chaque lot dans chacune des catégories de charges ; à défaut, il indique les bases selon lesquelles la répartition est faite pour une ou plusieurs catégories de charges.
- « L’état de répartition des charges fixe, conformément aux dispositions du troisième alinéa et, s’il y a lieu, du dernier alinéa de l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965, la quote-part qui incombe à chaque lot dans chacune des catégories de charges.
- « Il précise les éléments pris en considération et la méthode de calcul ayant permis de fixer la quote-part de charges afférente à chaque lot :
- 1 – Proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans chaque lot, telles que ces valeurs résultent des critères posés à l’article 5 de la loi du 10 juillet 1965, s’agissant des charges relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes ;
- 2 – En fonction de l’utilité objective que les services et éléments d’équipement commun présentent à l’égard de chaque lot, en précisant les bases selon lesquelles la répartition a été effectuée, s’agissant des charges entraînées par lesdits services et éléments, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées. »
Article 4-4 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: supprimé
- Lorsque le candidat à l’acquisition d’un lot ou d’une fraction de lot le demande, le propriétaire cédant est tenu de porter à sa connaissance le carnet d’entretien de l’immeuble ainsi que le diagnostic technique
Article 5 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Provisions et Avances – Etat Daté
Le syndic, avant l’établissement de l’un des actes mentionnés à l’article 4, adresse au notaire chargé de recevoir l’acte, à la demande de ce dernier ou à celle du copropriétaire qui transfère tout ou partie de ses droits sur le lot ou les lots objets d’une même mutation , un état daté comportant trois parties.
1° Dans la première partie, le syndic indique, d’une manière même approximative et sous réserve de l’apurement des comptes, les sommes pouvant rester dues, pour le chaque lot considéré, au syndicat par le copropriétaire cédant, au titre :
- a) Des provisions exigibles du budget prévisionnel ;
- b) Des provisions exigibles des dépenses non comprises dans le budget prévisionnel ;
- c) Des charges impayées sur les exercices antérieurs ;
- d) Des sommes mentionnées aux articles 26-6 et 33 de la loi du 10 juillet 1965 ;
- e) Des avances exigibles.
Ces indications sont communiquées par le syndic au notaire ou au propriétaire cédant, à charge pour eux de les porter à la connaissance, le cas échéant, des créanciers inscrits.
2° Dans la deuxième partie, le syndic indique, d’une manière même approximative et sous réserve de l’apurement des comptes, les sommes dont le syndicat pourrait être débiteur, pour le chaque lot considéré, à l’égard du copropriétaire cédant, au titre :
- a) Des avances mentionnées à l’article 45-1 ;
- b) Des provisions pour les périodes postérieures à la période en cours et rendues exigibles en raison de la déchéance du terme prévue par l’article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965.
3° Dans la troisième partie, le syndic indique les sommes qui devraient incomber au nouveau copropriétaire, pour le chaque lot considéré, au titre :
- a) De la reconstitution des avances mentionnées à l’article 45-1 et ce d’une manière même approximative ;
- b) Des provisions non encore exigibles du budget prévisionnel ;
- c) Des provisions non encore exigibles dans les dépenses non comprises dans le budget prévisionnel.
Dans une annexe à la troisième partie de l’état daté, le syndic indique la somme correspondant, pour les deux exercices précédents, à la quote-part afférente au à chaque lot considéré dans le budget prévisionnel et dans le total des dépenses hors budget prévisionnel. Il mentionne, s’il y a lieu, l’objet et l’état des procédures en cours dans lesquelles le syndicat est partie.
Article 5-1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Créances – Etat Daté
Les textes de couleur rouge sont ajoutés et les textes barrés supprimés par le Décret 2020-834 du 03 juillet 2020
Pour l’application des dispositions de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1965 modifiée, il n’est tenu compte que des créances du syndicat effectivement liquides et exigibles à la date de la mutation.
L’opposition éventuellement formée par le syndic doit énoncer d’une manière précise :/p>
- 1° Le montant et les causes des créances de toute nature du syndicat afférentes aux charges et travaux mentionnés aux articles 10 et 30 de la loi du 10 juillet 1965 de l’année courante et des deux dernières années échues ;
- 2° Le montant et les causes des créances de toute nature du syndicat afférentes aux charges et travaux mentionnés aux articles 10 et 30 de la loi du 10 juillet 1965 des deux années antérieures aux deux dernières années échues ;
- 3° Le montant et les causes des créances de toute nature du syndicat garanties par une hypothèque légale et non comprises dans les créances privilégiées, visées aux 1° et 2° ci-dessus ;
- 4° Le montant et les causes des créances de toute nature du syndicat non comprises dans les créances visées aux 1°, 2° et 3° ci-dessus.
Si le lot fait l’objet d’une vente sur licitation ou sur saisie immobilière, l’avis de mutation prévu par l’article 20 de loi du 10 juillet 1965 précitée est donné au syndic, selon le cas, soit par le notaire, soit par l’avocat du demandeur ou du créancier poursuivant ; si le lot fait l’objet d’une expropriation pour cause d’utilité publique ou de l’exercice d’un droit de préemption publique, l’avis de mutation est donné au syndic, selon le cas, soit par le notaire ou par l’expropriant, soit par le titulaire du droit de préemption ; si l’acte est reçu en la forme administrative, l’avis de mutation est donné au syndic par l’autorité qui authentifie la convention.
Article 6 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Obligation du Conseil du Vendeur – Etat Daté
- Tout transfert de propriété d’un lot ou d’une fraction de lot, toute constitution sur ces derniers d’un droit d’usufruit, de nue-propriété, d’usage ou d’habitation, tout transfert de l’un de ces droits est notifié, sans délai, au syndic, soit par les parties, soit par le notaire qui établit l’acte, soit par l’avocat qui a obtenu la décision judiciaire, acte ou décision qui, suivant le cas, réalise, atteste, constate ce transfert ou cette constitution.
- Cette notification comporte la désignation du lot ou de la fraction de lot intéressé ainsi que l’indication des nom, prénoms, domicile réel ou élu ;et, sous réserve de leur accord exprès, l’adresse électronique de l’acquéreur ou du titulaire de droit et, le cas échéant, du mandataire commun prévu à l’article 23 (alinéa2) aux deuxième et troisième alinéas de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1965. Elle comporte, le cas échéant, l’indication des accords prévus à l’article 26-8 de cette loi
- Cette notification doit être faite indépendamment de l’avis de mutation prévu à l’article 20 de la loi du 10 juillet 1965 modifiée.
Chapitre 2 : Mesures relatives aux assemblées générales de copropriétaires
Article 7 du décret du 17 mars 1967 : Tenue de l’Assemblée Générale
- Dans tout syndicat de copropriété, il est tenu, au moins une fois chaque année, une assemblée générale des copropriétaires.
- Sous réserve des dispositions prévues aux articles 8 (alinéas 2 et 3), 47 et 50 du présent décret, Sauf s’il en est disposé autrement dans la loi du 10 juillet 1965 ou le présent décret, l’assemblée générale est convoquée par le syndic.
- Les dispositions des alinéas précédents ne sont pas applicables lorsque l’administrateur provisoire est investi par le président du tribunal judiciaire, sur le fondement de l’article 62-7, de tous les pouvoirs de l’assemblée générale. Lorsqu’il n’est investi que d’une partie de ces pouvoirs, les dispositions du deuxième alinéa ne s’appliquent que dans la limite des pouvoirs conservés par l’assemblée générale.
Article 8-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Convocation par Copropriétaires
Ajouté par le Décret 2020-834 du 03 juillet 2020 ( applicable au 31 Décembre 2020 )
- La demande faite par un ou plusieurs copropriétaires de convoquer une assemblée générale à leurs frais, en application de l’article 17-1 AA de la loi du 10 juillet 1965, est notifiée au syndic et précise la ou les questions dont l’inscription à l’ordre du jour est demandée.
- Elle est accompagnée d’un projet de résolution pour chaque question et comporte, le cas échéant, les documents requis au deuxième alinéa de l’article 10 et au 3° du I de l’article 11.
- Lorsque l’assemblée générale est convoquée à la demande de plusieurs copropriétaires, ils précisent la répartition des frais et honoraires entre eux. A défaut de précision, les frais sont répartis entre ces copropriétaires à parts égales.
- Dans les quinze jours qui suivent la notification mentionnée au premier alinéa, le syndic informe le ou les copropriétaires demandeurs des frais prévisionnels et de ses honoraires.
- Il convoque l’assemblée générale qui se tient dans le délai de quarante-cinq jours suivant le paiement de ces frais et honoraires. »
Article 9 du Décret du 17 mars 1967: Vote par correspondance – Annonce de l’Assemblée générale
- La convocation contient l’indication des lieu, date et heure de la réunion, ainsi que l’ordre du jour qui précise chacune des questions soumises à la délibération de l’assemblée. A défaut de stipulation du règlement de copropriété ou de décision de l’assemblée générale, la personne qui convoque l’assemblée fixe le lieu et l’heure de la réunion. La convocation indique le lieu, le ou les jours et les heures de consultation des pièces justificatives des charges.
- Le formulaire de vote par correspondance mentionné au deuxième alinéa de l’article 17-1 A est joint à la convocation.
- Sauf urgence, cette convocation est notifiée au moins vingt et un jours avant la date de la réunion, à moins que le règlement de copropriété n’ait prévu un délai plus long. Sans que cette formalité soit prescrite à peine d’irrégularité de la convocation nullité de l’assemblée générale, le syndic indique, par voie d’affichage, aux copropriétaires, la date de la prochaine assemblée générale et la possibilité qui leur est offerte de solliciter l’inscription d’une ou plusieurs questions à l’ordre du jour. L’affichage, qui reproduit les dispositions de l’article 10, est réalisé dans un délai raisonnable permettant aux copropriétaires de faire inscrire leurs questions à l’ordre du jour.
- Sous réserve des stipulations du règlement de copropriété, l’assemblée générale est réunie dans la commune de la situation de l’immeuble.
Article 9 bis du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Réception du Vote par correspondance
- Pour être pris en compte lors de l’assemblée générale, le formulaire de vote par correspondance est réceptionné par le syndic au plus tard trois jours francs avant la date de la réunion.
- Lorsque le formulaire de vote est transmis par courrier électronique à l’adresse indiquée par le syndic, il est présumé réceptionné à la date de l’envoi. »
Article 10 du Décret 67-223 du 17 mars 1967: Ordre du jour
- A tout moment, un ou plusieurs copropriétaires, ou le conseil syndical, peuvent notifier au syndic la ou les questions dont ils demandent qu’elles soient inscrites à l’ordre du jour d’une assemblée générale. Le syndic porte ces questions à l’ordre du jour de la convocation de la prochaine assemblée générale. Toutefois, si la ou les questions notifiées ne peuvent être inscrites à cette assemblée compte tenu de la date de réception de la demande par le syndic, elles le sont à l’assemblée suivante.
- Lorsque la convocation de l’assemblée générale est sollicitée en application de l’article 17-1 AA de la loi du 10 juillet 1965, le syndic ne porte à l’ordre du jour de cette assemblée que les questions relatives aux droits et obligations du ou des copropriétaires demandeurs.
- Le ou les copropriétaires ou le conseil syndical qui demandent l’inscription d’une question à l’ordre du jour notifient au syndic, avec leur demande, le projet de résolution lorsque cette notification est requise en application des 7° et 8° du I de l’article 11. Lorsque le projet de résolution porte sur l’application du e du II de l’article 24 et du b de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, il est accompagné d’un document précisant l’implantation et la consistance des travaux.
- Le syndic rappelle les dispositions du présent article sur les appels de fonds qu’il adresse aux copropriétaires.
Article 10-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Travaux des Copropriétaires
( applicable au 31 Décembre 2020 )
- Le descriptif détaillé mentionné au premier alinéa de l’article 25-2 de la loi du 10 juillet 1965 précise la nature, l’implantation, la durée et les conditions d’exécution des travaux envisagés, ainsi que les éléments essentiels de l’équipement ou de l’ouvrage, tels que les marques, modèles, notices, garanties et documents relatifs à l’utilisation et à l’entretien. Il est assorti d’un plan technique d’intervention, et, le cas échéant, d’un schéma de raccordement électrique.
- A défaut de notification par le copropriétaire au syndic de ce descriptif détaillé des travaux, le point d’information n’est pas inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale.
- Le descriptif peut également comprendre tous éléments nécessaires à la compréhension des travaux prévus, notamment des documents graphiques ou photographiques.
Article 10-2 du Décret 67-223 du 17 mars 1967: Travaux des Copropriétaires
( applicable au 31 Décembre 2020 )
- Pour l’application de l’article 25-2 de la loi du 10 juillet 1965, le syndic inscrit à l’ordre du jour de la même assemblée générale :
- le point d’information relatif aux travaux d’accessibilité ;
- la question de l’opposition éventuelle à la réalisation de ces travaux par décision motivée de l’assemblée générale, accompagnée d’un projet de résolution reproduisant les termes du dernier alinéa de cet article.
Article 10-3 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 :Travaux des Copropriétaires
( applicable au 31 Décembre 2020 )
- En l’absence d’opposition motivée de l’assemblée générale dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 25-2 de la loi du 10 juillet 1965, le copropriétaire peut faire réaliser les travaux conformément au descriptif détaillé présenté à l’assemblée générale, à l’expiration du délai de deux mois mentionné au deuxième alinéa de l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965. »
Article 11 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Annexes à la convocation de l’Assemblée générale
Sont notifiés au plus tard en même temps que l’ordre du jour :
I.-Pour la validité de la décision :
1° L’état financier du syndicat des copropriétaires et son compte de gestion général, lorsque l’assemblée est appelée à approuver les comptes. Ces documents sont présentés avec le comparatif des comptes de l’exercice précédent approuvé ;
2° Le projet du budget présenté avec le comparatif du dernier budget prévisionnel voté, lorsque l’assemblée est appelée à voter le budget prévisionnel ;
La présentation des documents énumérés au 1° et au 2° ci-dessus est conforme aux modèles établis par le décret relatif aux comptes du syndicat des copropriétaires et ses annexes ;
3° Les conditions essentielles du contrat ou, en cas d’appel à la concurrence, des contrats proposés, lorsque l’assemblée est appelée à approuver un contrat, un devis ou un marché, notamment pour la réalisation de travaux ainsi que les conditions générales et particulières du projet de contrat et la proposition d’engagement de caution mentionné au deuxième alinéa de l’article 26-7 de la loi du 10 juillet 1965 lorsque le contrat proposé a pour objet la souscription d’un prêt bancaire au nom du syndicat dans les conditions prévues à l’article 26-4 de cette loi ;
4° Le ou les projets de contrat du syndic accompagné de la fiche d’information prévue au troisième alinéa du I de l’article 18-1 A,, lorsque l’assemblée est appelée à désigner le représentant légal du syndicat ;
5° Le projet de convention, ou la convention, mentionné à l’article 39 outre les projets mentionnés au 4° ci-dessus ;
6° Le projet de règlement de copropriété, de l’état descriptif de division, de l’état de répartition des charges ou le projet de modification desdits actes, lorsque l’assemblée est appelée, suivant le cas, à établir ou à modifier ces actes ;
7° Le projet de résolution lorsque l’assemblée est appelée à statuer sur l’une des questions mentionnées aux articles 14-1 (2e et 3e alinéa), 14-2 (2e alinéa), 18 (7e alinéa), 24 (alinéas 2 et 3) 18-1 A (1er et 2e alinéas du II), 24 II , 25,26,30 (alinéas 1er, 2 et 3), 35, 37 (alinéas 3 et 4) et 39 de la loi du 10 juillet 1965 ;
8° Le projet de résolution tendant à autoriser, s’il y a lieu, le syndic à introduire une demande en justice ;
9° Les conclusions du rapport de l’administrateur provisoire lorsqu’il en a été désigné un par le président du tribunal judiciaire en application des dispositions de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 et lorsque l’assemblée est appelée à statuer sur une question dont la mention à l’ordre du jour résulte de ces conclusions ;
10° Les conclusions du rapport du mandataire ad hoc lorsqu’il en a été désigné un par le président du tribunal judiciaire en vertu de l’article 29-1B de la loi du 10 juillet 1965 et que l’assemblée générale est appelée à statuer sur les projets de résolution nécessaires à la mise en œuvre de ce rapport ;
11° Les projets de résolution mentionnant, d’une part, la saisie immobilière d’un lot, d’autre part, le montant de la mise à prix, ainsi que le montant des sommes estimées définitivement perdues, lorsque l’assemblée générale est appelée à autoriser le syndic à poursuivre la saisie immobilière d’un lot ;
12° Les projets des conventions et l’avis du conseil syndical mentionnés au troisième alinéa de l’article 41-6 de la loi du 10 juillet 1965 ou le projet de résolution portant délégation en application du deuxième alinéa de cet article ;
13° Le rapport mentionné au troisième alinéa de l’article 41-1 de la loi du 10 juillet 1965.
14° Lorsque l’assemblée générale est appelée à se prononcer sur des travaux d’intérêt collectif réalisés sur parties privatives, en application du II de l’article 9 de la loi du 10 juillet 1965, une analyse des solutions éventuelles n’affectant pas ces parties.
II.-Pour l’information des copropriétaires :
1° Les annexes au budget prévisionnel ;
2° L’état détaillé des sommes perçues par le syndic au titre de sa rémunération ;
3° L’avis rendu par le conseil syndical lorsque sa consultation est obligatoire, en application du deuxième alinéa de l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 ;
4° Le compte rendu de l’exécution de la mission du conseil syndical prévu au deuxième alinéa de l’article 22 du présent décret et le bilan établi par le conseil syndical en application du troisième alinéa de l’article 41-6 de la loi du 10 juillet 1965 ;
5° En vue de l’approbation des comptes par l’assemblée générale, le projet d’état individuel de répartition des comptes de chaque copropriétaire ;
6° L’état actualisé des lots délaissés prévu au second alinéa de l’article 24-6 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis ;
7° Le compte rendu de la dernière réunion du conseil des résidents mentionnant l’avis émis en application du quatrième alinéa de l’article 41-7 de la loi du 10 juillet 1965.
8° Le descriptif détaillé des travaux, mentionné au premier alinéa de l’article 25-2 de la loi du 10 juillet 1965 ; (applicable au31 Décembre 2020 )
9° Une présentation générale des principales caractéristiques du recours à l’emprunt collectif, lorsque la question de la souscription d’un tel emprunt est inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale ; (applicable au31 Décembre 2020 )
10° Le rapport prévu au dernier alinéa de l’article 21-5 de la loi du 10 juillet 1965. » (applicable au31 Décembre 2020 )
Article 14 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Feuille de présence
- Il est tenu une feuille de présence, pouvant comporter plusieurs feuillets, qui indique les nom et domicile de chaque copropriétaire ou associé :
– présent physiquement ou représenté ;
– participant à l’assemblée générale par visioconférence, par audioconférence ou par un autre moyen de communication électronique.
– ayant voté par correspondance avec mention de la date de réception du formulaire par le syndic.
- Dans le cas où le copropriétaire ou l’associé est représenté, la feuille de présence mentionne les nom et domicile du mandataire désigné et précise le cas échéant si ce dernier participe par visioconférence, par audioconférence ou par un autre moyen de communication électronique.
- Cette feuille indique pour chaque copropriétaire le nombre de voix dont il dispose, le cas échéant en faisant application des dispositions des alinéas 2 et 3 du I de l’article 22 et du III de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965.deuxième et troisième alinéas du I de l’article 22 et du dernier alinéa de l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965
- Elle est émargée par chaque copropriétaire ou associé présent physiquement, ou par son mandataire. L’émargement n’est pas requis pour les participants à l’assemblée par visioconférence, par audioconférence ou par un moyen électronique de communication.
- Elle est certifiée exacte par le président de séance désigné par l’assemblée générale.
- Elle peut être tenue sous forme électronique dans les conditions définies par les articles 1366 et 1367 du code civil.
Article 14-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Vote par correspondance
- Au moment du vote, le formulaire de vote par correspondance n’est pas pris en compte lorsque le copropriétaire, l’associé ou leur mandataire est présent à l’assemblée générale, quelle que soit la date à laquelle a été établi ou reçu le formulaire de vote par correspondance ou le mandat avec délégation de vote, y compris en cas de délégation de vote sans désignation d’un mandataire.
Article 15-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967: Mandat de représentation à l’Assemblée Générale
- Le syndic qui reçoit, en application du troisième alinéa du I de l’article 22 de la loi du 10 juillet 1965, un mandat avec délégation de vote sans indication du nom du mandataire, remet ce mandat en début de réunion au président du conseil syndical , ou à défaut à un membre du conseil syndical afin qu’il désigne un mandataire pour exercer cette délégation de vote. En l’absence du président du conseil syndical leur absence ou à défaut de conseil syndical, le syndic remet aux mêmes fins ce mandat au président de séance désigné par l’assemblée générale.
Article 17 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Procès-verbal
- Il est établi un procès-verbal des décisions de chaque assemblée qui est signé, à la fin de la séance,, ou dans les huit jours suivant la tenue de l’assemblée par le président, par le secrétaire et par le ou les scrutateurs.
- Le procès-verbal précise, le cas échéant, si les mandats de vote ont été distribués par le président du conseil syndical , par un membre du conseil syndical ou par le président de séance dans les conditions prévues à l’article 15-1.
- Le procès-verbal comporte, sous l’intitulé de chaque question inscrite à l’ordre du jour, le résultat du vote. Il précise les noms des copropriétaires ou associés qui se sont opposés à la décision et leur nombre de voix, ainsi que les noms des copropriétaires ou associés qui se sont abstenus et leur nombre de voix. Il précise les noms et nombre de voix des copropriétaires ou associés qui se sont opposés à la décision, qui se sont abstenus, ou qui sont assimilés à un copropriétaire défaillant en application du deuxième alinéa de l’article 17-1 A de la loi du 10 juillet 1965.
- Le procès-verbal mentionne les réserves éventuellement formulées par les copropriétaires ou associés opposants sur la régularité des décisions.
- Les incidents techniques ayant empêché le copropriétaire ou l’associé qui a eu recours à la visioconférence, à l’audioconférence ou à tout autre moyen de communication électronique de faire connaître son vote sont mentionnés dans le procès-verbal.
- La feuille de présence est annexée au procès-verbal.
- Les procès-verbaux des assemblées générales sont inscrits, à la suite les uns des autres, sur un registre spécialement ouvert à cet effet.
- Ce registre peut être tenu sous forme électronique dans les conditions définies par l’article 1366 du code
Article 17-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Irrégularités
- L’irrégularité formelle affectant le procès-verbal d’assemblée générale ou la feuille de présence, lorsqu’elle est relative aux conditions de vote ou à la computation des voix, n’entraine pas nécessairement la nullité de l’assemblée générale dès lors qu’il est possible de reconstituer le sens du vote et que le résultat de celui-ci n’en est pas affecté.
Article18 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Notification du Procès-verbal
- Le délai prévu à l’article 42 (alinéa 2) au deuxième alinéa de l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965 pour contester les décisions de l’assemblée générale court à compter de la notification de la décision du procès-verbal d’assemblée à chacun des copropriétaires opposants ou défaillants. Dans le cas prévu à l’article 23 (alinéa 1er) au premier alinéa de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1965, cette notification est adressée au représentant légal de la société lorsqu’un ou plusieurs associés se sont opposés ou ont été défaillants.
- La notification ci-dessus prévue doit mentionner les résultats du vote et reproduire le texte de l’article 42 (alinéa 2) du deuxième alinéa de l’article 42 de ladite loi.
- En outre, dans le cas prévu à l’article 23 (alinéa 1er) au premier alinéa de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1965, un extrait du procès-verbal de l’assemblée est notifié au représentant légal de la société propriétaire de lots, s’il n’a pas assisté à la réunion.
Article 19 du Décret 67-223 du 17 mars 1967: Suite sur une décision négative d’un vote à la majorité de l’article 25
Pour l’application du premier alinéa de l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965, si le projet de résolution a obtenu au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, il est procédé, au cours de la même assemblée, à un second vote à la majorité de l’article 24 de la même loi, à moins que l’assemblée ne décide que la question sera inscrite à l’ordre du jour d’une assemblée ultérieure.
Lorsque l’assemblée est appelée à approuver un contrat, un devis ou un marché mettant en concurrence plusieurs candidats, elle ne peut procéder à un second vote à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965 qu’après avoir voté sur chacune des candidatures à la majorité de l’article 25 de la même loi.
Dans le cas prévu par le deuxième alinéa de l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965 lorsqu’une nouvelle assemblée générale doit être réunie pour statuer à la majorité de l’article 24 de la même loi :
1° Le délai de convocation peut être réduit à huit jours et les notifications prévues à l’article 11 ci-dessus n’ont pas à être renouvelées si l’ordre du jour de cette nouvelle assemblée ne porte que sur des questions inscrites à l’ordre du jour de la précédente assemblée ;
2° Les convocations en vue de la nouvelle assemblée doivent être expédiées dans le délai maximal de trois mois à compter du jour où s’est tenue l’assemblée générale au cours de laquelle la décision n’a pas été adoptée.
- Pour l’application des articles 25-1 et 26-1 de la loi du 10 juillet 1965, lorsque l’assemblée est appelée à approuver un contrat, un devis ou un marché mettant en concurrence plusieurs candidats, elle ne peut procéder au second vote prévu à ces articles qu’après avoir voté sur chacune des candidatures à la majorité applicable au premier vote.
Article 19-1 du Décret du 17 mars 1967 : Suite sur une décision négative d’un vote à la majorité de l’article 26
Lorsqu’un projet de résolution relatif à des travaux d’amélioration prévus au c de l’article 26 de la loi du 10 juillet 1965 a recueilli le vote favorable de la majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix des copropriétaires présents ou représentés, une nouvelle assemblée générale des copropriétaires doit être convoquée par le syndic en application du dernier alinéa de l’article 26 de cette même loi. Les notifications prévues à l’article 11 du présent décret n’ont pas à être renouvelées si l’ordre du jour de cette nouvelle assemblée ne porte que sur des questions déjà inscrites à l’ordre du jour de la précédente assemblée.
La convocation à cette nouvelle assemblée doit mentionner que les décisions portant sur des travaux d’amélioration prévus au c de l’article 26 de la loi du 10 juillet 1965 pourront être prises à la majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix des copropriétaires présents ou représentés à cette nouvelle assemblée générale.
- Pour l’application de l’article 26-1 de la loi du 10 juillet 1965, lorsque l’assemblée générale des copropriétaires n’a pas décidé à la majorité des voix de tous les copropriétaires lors du second vote, les dispositions de l’article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965 ne sont pas applicables aux décisions relevant de la majorité prévue au premier alinéa de l’article 26 de ladite loi.
Article 20 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Assemblée Spéciales
- Il est procédé pour les assemblées spéciales des propriétaires des lots intéressés, prévues par les articles 27, 28, 35 (alinéa 2 ) et 38 de la loi du 10 juillet 1965, de la même manière que pour les assemblées générales des copropriétaires.
- Il est procédé pour les assemblées spéciales des copropriétaires de la même manière que pour les assemblées générales des copropriétaires.
Article 21 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Délégation de pouvoir
- Une délégation de pouvoir donnée, en application de l’article 25 a de la loi du 10 juillet 1965, par l’assemblée générale au syndic, au conseil syndical ou à toute autre personne ne peut porter que sur un acte ou une décision expressément déterminé.
- Cette délégation peut autoriser son bénéficiaire à décider de dépenses dont elle détermine l’objet et fixe le montant maximum.
- Elle ne peut, en aucun cas, priver l’assemblée générale de son pouvoir de contrôle sur l’administration de l’immeuble et la gestion du syndic.
- Le délégataire rend compte à l’assemblée de l’exécution de la délégation.
- La délégation de pouvoir accordée en application du a de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965 mentionne expressément l’acte ou la décision déléguée. A l’issue de cette délégation, le délégataire rend compte à l’assemblée de son exécution.
- Elle ne peut, en aucun cas, priver l’assemblée générale de son pouvoir de contrôle sur l’administration de l’immeuble et la gestion du syndic.
Article 21-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Délégation de pouvoir
- Les décisions prises par le conseil syndical, lorsqu’il bénéficie d’une délégation de pouvoirs en application des articles 21-1 et suivants de la loi du 10 juillet 1965, sont consignées dans un procès-verbal, signé par deux de ses membres.
- Le procès-verbal mentionne le nom des membres du conseil syndical ayant participé à la délibération et le sens de leur vote.
- Le procès-verbal des décisions du conseil syndical est transmis au syndic qui l’inscrit au registre des procès-verbaux des assemblées générales.
Chapitre 3 : Mesures relatives au conseil syndical
Article 26 du Décret 67-223 du 17 mars 1967: Missions du Conseil Syndical
- Le conseil syndical contrôle la gestion du syndic, notamment la comptabilité du syndicat, la répartition des dépenses, les conditions dans lesquelles sont passés et exécutés les marchés et tous autres contrats, ainsi que l’élaboration du budget prévisionnel dont il suit l’exécution.
- Il peut recevoir d’autres missions ou délégations de l’assemblée générale dans les conditions prévues à l’article 25 a de la loi du 10 juillet 1965 et à l’article 21 du présent décret aux articles 21-1 à 21-5 et 25 a de la loi du 10 juillet 1965, ainsi qu’aux articles 21 et 21-1 du présent décret. ( applicable au 31 Décembre 2020 )
- Un ou plusieurs membres du conseil syndical, habilités à cet effet par ce dernier, peuvent prendre connaissance et copie, au bureau du syndic, ou au lieu arrêté en accord avec lui, des diverses catégories de documents mentionnés au troisième septième alinéa de l’article 21, de la loi du 10 juillet 1965
- Lorsqu’une communication écrite doit être faite au conseil syndical, elle est valablement faite à la personne de son président, lorsqu’il en a été désigné un, ou, à défaut, à chacun de ses membres. Lorsque la communication est demandée par le conseil syndical, elle est faite à chacun de ses membres.
- L’ordre du jour de l’assemblée générale est établi en concertation avec le conseil syndical.
- Lorsque l’assemblée générale est appelée à se prononcer sur la désignation d’un syndic professionnel, et sauf dispense de mise en concurrence dans les conditions prévues à l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée, le conseil syndical communique au syndic un ou plusieurs projets de contrats issus de la mise en concurrence prévue au même article.
Article 26-1 du Décret 67-223 du 17 mars 1967 : Délégation au Conseil Syndical
(applicable au 31 Décembre 2020 )
- Pour l’application des dispositions de l’article 21-2 de la loi du 10 juillet 1965, un montant spécifique est alloué au conseil syndical au sein du budget prévisionnel voté chaque année pour l’exercice de sa délégation de pouvoirs.
- Par dérogation à l’alinéa précédent, lorsque la délégation de pouvoirs porte sur des dépenses pour travaux non comprises dans le budget prévisionnel, l’assemblée générale précise le montant maximum alloué pour chacune d’elles. Les sommes afférentes à ces dépenses sont appelées selon les mêmes modalités que celles prévues au second alinéa du I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. »
Chapitre 4 : Mesures relatives au syndic
Article 28 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Syndic non professionnel
- Sous réserve des dispositions de l’article L. 443-15 du code de la construction et de l’habitation et des stipulations particulières du règlement de copropriété, les fonctions de syndic peuvent être assumées par toute personne physique ou morale.
- En dehors de l’hypothèse prévue par l’article L. 443-15 du code de la construction et de l’habitation, la durée des fonctions du syndic ne peut excéder trois années. Toutefois, pendant les délais prévus à l’article 1792-4-1 du code civil, elle ne peut dépasser une année lorsque le syndic, son conjoint, le partenaire lié à lui par un pacte civil de solidarité,le concubin, leurs commettants ou employeurs, leurs préposés, leurs parents ou alliés jusqu’au troisième deuxième degré inclus ont, directement ou indirectement, à quelque titre que ce soit, même par personne interposée, participé à la construction de l’immeuble.
- Le syndic peut être de nouveau désigné par l’assemblée générale pour les durées prévues à l’alinéa précédent.
Article 29-1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : abrogé
- La décision, prise en application du septième alinéa de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, par laquelle l’assemblée générale dispense le syndic de l’obligation d’ouvrir un compte bancaire ou postal séparé au nom du syndicat fixe la durée pour laquelle la dispense est donnée.
- Cette dispense est renouvelable. Elle prend fin de plein droit en cas de désignation d’un autre syndic.
Nota : Les dispositions de ces dernières phrases rayées n’entrent en vigueur que le 31 décembre 2020.
Article 33 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Archives
- Le syndic détient les archives du syndicat, notamment une expédition ou une copie des actes énumérés aux articles 1er à 3 ci-dessus, ainsi que toutes conventions, pièces, correspondances, plans, registres, documents et décisions de justice relatifs à l’immeuble et au syndicat.
- Il détient, en particulier, les registres contenant les procès-verbaux des assemblées générales des copropriétaires et les pièces annexes ainsi que les documents comptables du syndicat, le carnet d’entretien de l’immeuble et, le cas échéant, les diagnostics techniques.
- Il délivre, en les certifiant, des copies ou extraits des procès-verbaux des assemblées générales, ainsi que des copies des annexes de ces procès-verbaux.
- Il délivre dans les mêmes conditions, copies ou extraits des procès-verbaux, des décisions prises par voie de consultation dans les petites copropriétés, par un seul copropriétaire ou lors d’une réunion sans convocation préalable dans les syndicats dont le nombre de voix est réparti entre deux copropriétaires, ainsi que par le conseil syndical dans le cadre d’une délégation de pouvoirs.
- Il remet au copropriétaire qui en fait la demande, aux frais de ce dernier, copie du carnet d’entretien de l’immeuble et, le cas échéant, du diagnostic technique mentionné au premier alinéa du présent article.
- La conservation et la gestion des archives sont comprises dans la mission ordinaire du syndic.
Article 33-1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Changement de Syndic
- En cas de changement de syndic, la transmission des documents et archives du syndicat, ainsi que, le cas échéant, l’ensemble des documents dématérialisés relatifs à la gestion de l’immeuble ou aux lots gérés figurant dans l’espace en ligne sécurisé prévu au dixième alinéa du I de l’article 18, doit être accompagnée d’un bordereau récapitulatif de ces pièces.
- Copie de ce bordereau est remise au conseil syndical.
Article 33-1-1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Documents accessibles par internet
- L’espace en ligne sécurisé mentionné au dernier alinéa du I de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965 est accessible aux membres du conseil syndical et aux copropriétaires au moyen d’un code personnel sécurisé garantissant la fiabilité de l’identification des copropriétaires. Les documents mis à disposition par le syndic dans cet espace sont téléchargeables et imprimables.
- L’ensemble des documents relatifs à la gestion de l’immeuble et des lots gérés mis à disposition dans cet espace, dont la liste minimale est définie par décret sont, le cas échéant, actualisés au minimum une fois par an par le syndic, dans les trois mois suivant la dernière assemblée générale annuelle ayant été appelée à connaître des comptes.précédant l’assemblée générale annuelle.
Article 33-2 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Transmission des Archives
- L’obligation prévue à la deuxième troisième phrase du premier alinéa de l’article 18-2 de la loi du 10 juillet 1965 ne se substitue pas à l’obligation faite à l’ancien syndic de transférer les documents et archives du syndicat au nouveau syndic, telle que prévue à la première phrase du même alinéa.
Article 35 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Avances et Provisions
Le syndic peut exiger le versement :
- 1° De l’avance constituant la réserve prévue au règlement de copropriété, laquelle ne peut excéder 1/6 du montant du budget prévisionnel ;
- 2° Des provisions du budget prévisionnel prévues aux alinéas 2 et 3 deuxième et troisième alinéas de l’article 14-1 de la loi du 10 juillet 1965 ;
- 3° Des provisions pour les dépenses non comprises dans le budget prévisionnel prévues à au I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 et énoncées à l’article 44 du présent décret ;
- 4° Des avances correspondant à l’échéancier prévu dans le plan pluriannuel de travaux adopté par l’assemblée générale ;
- 5° Des avances constituées par les provisions spéciales prévues au sixième alinéa de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965. Des cotisations au fonds de travaux prévues au II de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965
- 6° Des provisions sur les sommes allouées au conseil syndical au titre des dépenses non comprises dans le budget prévisionnel, pour la mise en œuvre de sa délégation, prévues à l’article 21-2 de la loi du 10 juillet 1965 ;
- 7° Des avances décidées en assemblée générale et destinées à pallier un manque temporaire de trésorerie du syndicat des copropriétaires.
- Lors de la mise en copropriété d’un immeuble, le syndic provisoire peut exiger le versement d’une provision, lorsque celle-ci est fixée par le règlement de copropriété, pour faire face aux dépenses de maintenance, de fonctionnement et d’administration des parties et équipements communs de l’immeuble.
- Lorsque cette provision est consommée ou lorsque le règlement de copropriété n’en prévoit pas, le syndic provisoire peut appeler auprès des copropriétaires le remboursement des sommes correspondant aux dépenses régulièrement engagées et effectivement acquittées, et ce jusqu’à la première assemblée générale réunie à son initiative qui votera le premier budget prévisionnel et approuvera les comptes de la période écoulée.
Article 39 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Conventions
- Doit être spécialement autorisée par une décision de l’assemblée générale toute convention entre le syndicat et le syndic, ses préposés, son conjoint, le partenaire lié à lui par un pacte civil de solidarité, son concubin, ses parents ou alliés jusqu’au troisième deuxième degré inclus.
- Il en est de même des conventions entre le syndicat et une entreprise dont les personnes mentionnées à l’alinéa précédent sont propriétaires ou détiennent une participation dans son capital, ou dans lesquelles elles exercent des fonctions de direction ou de contrôle, ou dont elles sont salariées ou préposées.
- Le syndic, lorsqu’il est une personne morale, ne peut, sans y avoir été spécialement autorisé par une décision de l’assemblée générale, contracter pour le compte du syndicat avec une entreprise qui détient, directement ou indirectement, une participation dans son capital.
- Le syndic précise la nature des liens qui rendent nécessaire l’autorisation de la convention.
- Les décisions d’autorisation prévues au présent article sont prises à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965.
Chapitre 5 : Mesures relatives à certaines copropriétés
Article 42-1 du Décret : Contrôle des comptes
- L’assemblée générale désigne, à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965, le ou les copropriétaires chargés de contrôler les comptes du syndicat, à moins qu’elle ne préfère confier cette mission à un expert-comptable ou à un commissaire aux comptes.
- Le ou les copropriétaires désignés, l’expert-comptable ou le commissaire aux comptes rendent compte chaque année à l’assemblée générale de l’exécution de leur mission.
- Le mandat du ou des copropriétaires désignés pour contrôler les comptes du syndicat ne peut excéder trois ans renouvelables. Il ne donne pas lieu à rémunération.
- Le ou les copropriétaires désignés ne peuvent être le conjoint, le concubin les descendants, ascendants ou préposés du syndic ou d’un des membres du conseil syndical ou être liés à eux par un pacte civil de solidarité.
Section 2 : Dispositions relatives aux petites copropriétés et aux syndicats dont le nombre de voix est réparti entre deux copropriétaires
Art. 42-3 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Votes
- En application de l’article 41-12 de la loi du 10 juillet 1965, les décisions prises par voie de de consultation sont valables dès lors que tous les copropriétaires composant le syndicat ont chacun exprimé leur vote selon l’une des modalités suivantes :
- par présence physique, y compris dans le cadre d’une délégation de vote ;
- par visioconférence, audioconférence ou tout autre moyen de communication électronique admis par décision de l’assemblée générale dans les conditions de l’article 13-1 du présent décret ;
- par courrier, sur support papier ou électronique.
Art. 42-4 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Délai
- Pour l’application du deuxième alinéa de l’article 41-12 de la loi du 10 juillet 1965, le syndic organise la consultation du syndicat dans les vingt et un jours suivant la demande adressée par un copropriétaire.
Art. 42-5 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Enregistrement Votes par correspondance
- Chaque décision prise par voie de consultation est consignée sur un procès-verbal établi et signé par le syndic, comportant le sens du vote de chaque copropriétaire et la signature des copropriétaires présents.
- Ce procès-verbal est annexé au registre des procès-verbaux des assemblées générales.
- Lorsque le copropriétaire a participé à la consultation par visioconférence ou audioconférence, il confirme le sens de son vote par tout moyen dans les quarante-huit heures qui suivent la réunion. A défaut, la décision n’est pas valablement prise.
- Sont annexés au procès-verbal mentionné au premier alinéa les écrits par lesquels les copropriétaires ont exprimé ou confirmé le sens de leur vote.
Article 42-6 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Paiement des charges
- L’action en paiement des provisions sur charges peut être exercée par le copropriétaire mentionné à l’article 41-15 de la loi du 10 juillet 1965 dans les conditions prévues à l’article 19-2 de la loi précitée.
Article 42-7 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Information du Syndic
- Les décisions ou mesures prises par les deux copropriétaires ou par l’un d’entre eux sont portées à la connaissance de la personne qui exerce tout ou partie des missions de syndic sans être copropriétaire.
Article 42-8du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Notification d’une décision
- La notification d’une décision prise en application de l’article 41-17 de la loi du 10 juillet 1965 précise la nature de la décision et, le cas échéant, son coût, justifié par des devis ou contrats.
Article 42-9 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Enregistrement décisions
- Les décisions prises au cours d’une réunion rassemblant les copropriétaires en application de l’article 41-18 de la loi du 10 juillet 1965 ou prises par un seul copropriétaire sont consignées par écrit et versées au registre des procès-verbaux des assemblées générales.
Article 42-10 du Décret 67-223 du 10 Mars 1967: Contestation Décision
- La contestation d’une décision prise par l’un des copropriétaires n’est possible que devant le tribunal judiciaire.
Article 42-11du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Dépenses
- « Art. 42-11. – Sont annexées à l’état des dépenses et créances tenu en application des dispositions de l’article 41-20 de la loi du 10 juillet 1965, toutes pièces permettant de justifier la nature et le montant de chaque dépense et créance, ainsi que la réalité de leur paiement.
Article 42-12 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Saisie du Tribunal
- Le président du tribunal judiciaire saisi en application de l’article 41-22 de la loi du 10 juillet 1965 statue selon la procédure accélérée au fond.
Chapitre 6 : Mesure relative à la comptabilité du syndicat
Article 45-1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Charges
- Les charges sont les dépenses incombant définitivement aux copropriétaires, chacun pour sa quote-part. L’approbation des comptes du syndicat par l’assemblée générale ne constitue pas une approbation du compte individuel de chacun des copropriétaires.
- Au sens et pour l’application des règles comptables du syndicat :
- – sont nommées provisions sur charges les sommes versées ou à verser en attente du solde définitif qui résultera de l’approbation des comptes du syndicat ;
- – sont nommés avances les fonds destinés, par le règlement de copropriété ou une décision de l’assemblée générale, à constituer des réserves, ou qui représentent un emprunt du syndicat auprès des copropriétaires ou de certains d’entre eux.
- Les avances sont remboursables.
Chapitre 7 : Mesures relatives aux procédures judiciaires
Article 47 Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Nomination d’un Administrateur provisoire
- Dans tous les cas, autres que celui prévu par le précédent article, où le syndicat est dépourvu de syndic, le président du tribunal judiciaire, statuant par ordonnance sur requête, à la demande de tout intéressé, désigne un administrateur provisoire de la copropriété qui est notamment chargé, dans les délais fixés par l’ordonnance, de se faire remettre les fonds les références des comptes bancaires du syndicat, les coordonnées de la banque et l’ensemble des documents et archives du syndicat et de convoquer l’assemblée en vue de la désignation d’un syndic dans les conditions prévues à l’article 9.
- Les fonctions de cet administrateur provisoire cessent de plein droit à compter de l’acceptation de son mandat par le syndic désigné par l’assemblée générale.
Article 47-1 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Mandataire ad hoc
- Le mandataire ad hoc mentionné à l’article 46-1 de la loi du 10 juillet 1965 est désigné par le président du tribunal judiciaire, statuant par ordonnance sur requête, à la demande de tout intéressé. Il a pour mission de procéder aux opérations de liquidation du syndicat des copropriétaires et de le représenter pour introduire ou poursuivre les actions en justice nécessaires à la liquidation.
- La procédure prévue à l’alinéa précédent est applicable en l’absence de syndic et, dans les cas d’empêchement ou de carence du syndic mentionnés au V de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, s’il est justifié d’une mise en demeure adressée au syndic restée infructueuse pendant plus de huit jours.
Article 49 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Nomination d’un Administrateur provisoire :
- Sous réserve des dispositions des articles 8 et 50 du présent décret, dans les cas d’empêchement ou de carence du syndic visés au V de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, le syndic en fonction peut être assigné par tout intéressé devant le président du tribunal judiciaire statuant en matière de référé en vue de la désignation d’un administrateur ad hoc provisoire de la copropriété.
- L’ordonnance fixe la durée de la mission de l’administrateur ad hoc provisoire, sauf si cette ordonnance la limite expressément à un ou plusieurs objets ; la mission ainsi confiée est celle qui est définie par l’article 18 de la loi susvisée du 10 juillet 1965 et par le présent décret.
- Sauf s’il y a urgence à faire procéder à l’exécution de certains travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble et au fonctionnement des services d’équipement commun, ou de travaux prescrits par un arrêté de police administrative relatif à la sécurité ou la salubrité publique, la demande ne sera recevable que s’il est justifié d’une mise en demeure adressée au syndic et demeurée infructueuse pendant plus de huit jours.
Article 49-1du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Saisie du Tribunal
- L’action en justice prévue au troisième alinéa de l’article 15 de la loi du 10 juillet 1965 est portée devant le président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond.
- Lorsqu’elle est exercée par un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix de tous les copropriétaires, le président du tribunal judiciaire saisi désigne un mandataire ad hoc représentant les intérêts du syndicat.
- Cette action est exercée aux frais avancés du ou des copropriétaires représentant au moins un quart des voix de tous les copropriétaires, qui en supporteront définitivement la charge si l’action est rejetée par le juge.
Article 56 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Procédure
- Tout intéressé peut demander au président du tribunal judiciaire , statuant sur requête, de désigner un mandataire ad hoc pour ester en justice au nom du syndicat lorsque celui-ci est partie dans une instance relative à l’exécution de la construction de l’immeuble,
- aux garanties dues ou aux responsabilités encourues à cette occasion, si le syndic, son conjoint,son concubin, le partenaire lié à lui par un pacte civil de solidarité leurs commettants ou employeurs, leurs préposés, leurs parents ou alliés jusqu’au deuxième troisième degré inclus ont, directement ou indirectement, à quelque titre que ce soit, même par personne interposée, participé à ladite construction.
Article 57 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967: Pouvoirs du Président du Conseil Syndical
- Le président du conseil syndical exerce aux frais avancés du syndicat des copropriétaires les procédures judiciaires prévues à l’article 18-2, au septième alinéa de l’article 21 ainsi qu’à l’article 29-1 A de la loi du 10 juillet 1965.
- Un état des frais de justice prévisionnels accompagné de devis est présenté au syndic afin qu’il procède aux avances nécessaires à la conduite de ces procédures.
Article 61 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 du Décret : Indivision
- Pour l’application des deuxième et troisième alinéas de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1965, le président du tribunal judiciaire statue, selon la procédure accélérée au fond lorsque l’absence d’accord entre les indivisaires ou nus-propriétaires impose la désignation judiciaire d’un mandataire commun.
Chapitre 8 : Mesure relative aux unions de syndicats de copropriétaires
Article 63-3 du Décret 67-223 du 17 Mars 1967 : Election du représentant de chaque Copropriété au Conseil de l’Union
- Lorsqu’un syndicat de copropriétaires est membre d’une union de syndicats, son représentant au conseil de l’union est désigné parmi les copropriétaires, les associés dans le cas prévu par le premier alinéa de l’article 23 de la loi du 10 juillet 1965, les accédants ou les acquéreurs à terme, leurs conjoints,leurs concubins les partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité ou leurs représentants légaux.
- Il est désigné à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965.
- Lorsqu’une personne morale est désignée en qualité de représentant d’un membre du conseil de l’union, elle y est représentée soit par son représentant légal ou statutaire, ou, à défaut, soit par un fondé de pouvoir spécialement habilité à cet effet.
Article 64 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Toutes les notifications et mises en demeure prévues par la loi du 10 juillet 1965 susvisée et le présent décret sont valablement faites par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Le délai qu’elles font, le cas échéant, courir a pour point de départ le lendemain du jour de la première présentation de la lettre recommandée au domicile du destinataire.
- Ces notifications et mises en demeure peuvent également être valablement faites par voie électronique dans les conditions et selon les modalités fixées aux articles 64-1, 64-2, 64-3 et 64-4.
- Toutefois, la notification des convocations prévues au présent décret ainsi que celle de l’avis mentionné à l’article 59 ci-dessus peuvent valablement résulter d’une remise contre récépissé ou émargement.
Article 64-1 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- L’accord exprès du copropriétaire mentionné à l’article 42-1 de la loi du 10 juillet 1965 précise s’il porte sur les notifications, les mises en demeure ou les deux. Cet accord exprès peut ne porter que sur les modalités particulières de notification mentionnées à l’article 64-5.
- Lorsqu’il est formulé lors de l’assemblée générale, cet accord est mentionné sur le procès-verbal d’assemblée générale. Il peut également être adressé à tout moment au syndic par tout moyen conférant date certaine.
- Lorsque la copropriété est dotée d’un espace en ligne sécurisé, la notification des documents mentionnés à l’article 11 peut, sous réserve de l’accord exprès du copropriétaire, valablement résulter d’une mise à disposition dans un espace du site dont l’accès est réservé aux copropriétaires. La convocation mentionnée à l’article 9 précise expressément que ces documents sont accessibles en ligne et la durée de leur mise à disposition.
Article 64-2 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Le copropriétaire peut à tout moment retirer son accord exprès selon les mêmes formes que celles prévues à l’article 64-1. Si cette décision est formulée lors de l’assemblée générale, le syndic en fait mention sur le procès-verbal.
- Cette décision prend effet le lendemain du huitième jour suivant la réception par le syndic de l’information adressée selon les modalités mentionnées au deuxième alinéa de l’article 64-1.
- Pour l’application de l’article 42-1 de la loi du 10 juillet 1965, toutes les notifications et mises en demeure peuvent également être faites soit par lettre recommandée électronique dans les conditions prévues par les articles R. 53 à R. 53-4 du code des postes et des communications électroniques, soit au moyen d’un procédé électronique mis en œuvre par l’intermédiaire d’un prestataire de services de confiance qualifié et garantissant l’intégrité des données, la sécurité, ainsi que la traçabilité des communications, dans les conditions prévues aux articles 64-5 à 64-9.
- Le délai que les notifications et mises en demeure par voie électronique font courir a pour point de départ le lendemain de la transmission, par le prestataire de service de confiance qualifié, de l’avis électronique informant le destinataire d’un envoi électronique.
Article 64-3 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Les notifications et mises en demeure par voie électronique peuvent être effectuées par lettre recommandée électronique dans les conditions définies à l’article 1127-5 du code civil( Abrogé par LOI n°2016-1321 du 7 octobre 2016 – art. 93 ). Dans ce cas, le délai qu’elles font courir a pour point de départ le lendemain de l’envoi au destinataire, par le tiers chargé de son acheminement, du courrier électronique prévu au premier alinéa de l’article 3 du décret n° 2011-144 du 2 février 2011 relatif à l’envoi d’une lettre recommandée par courrier électronique pour la conclusion ou l’exécution d’un contrat.
Dans le cas où il est fait application des articles 4 et 5 du même décret, le délai court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée électronique imprimée sur papier avec demande d’avis de réception au domicile du destinataire.
Décret 2011-144 :
- Lorsque l’expéditeur, avec l’accord du destinataire non professionnel, a demandé la distribution par voie électronique, le tiers chargé de l’acheminement du courrier informe le destinataire, par courrier électronique, qu’une lettre recommandée électronique va lui être envoyée et qu’il a la possibilité, pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de l’envoi de cette information, de l’accepter ou de la refuser. Le destinataire n’est pas informé de l’identité de l’expéditeur de la lettre recommandée électronique.
- Dès acceptation par le destinataire de recevoir la lettre recommandée électronique, le tiers chargé de son acheminement envoie la lettre recommandée électronique à destination de l’adresse électronique qui lui a été transmise par l’expéditeur.
- Le tiers chargé de l’acheminement de la lettre recommandée électronique doit conserver pendant un an à compter de la date de son envoi une preuve de cet envoi comportant les informations suivantes:
- le numéro d’identification de l’envoi ;
- le nom et le prénom ou la raison sociale du destinataire, ainsi que son adresse de courrier électronique ;
- la date et l’heure d’envoi de la lettre recommandée électronique
- L’expéditeur a accès, sur demande au tiers chargé de l’acheminement de la lettre recommandée électronique, à ces informations. Il peut en obtenir une copie pendant un délai d’un an.
- Si l’expéditeur a choisi l’option avec avis de réception, le tiers chargé de l’acheminement du courrier adresse à l’expéditeur, au plus tard le lendemain de l’expiration du délai prévu au premier alinéa du présent article, un courrier électronique reprenant les informations prévues à l’article 2, complétées par la date et l’heure à laquelle le destinataire a accepté ou refusé de recevoir la lettre recommandée électronique ou l’absence de prise de connaissance de celle-ci.
- I. – L’accord exprès du copropriétaire mentionné à l’article 42-1 de la loi du 10 juillet 1965 précise s’il porte sur les notifications, les mises en demeure ou les deux. Cet accord exprès peut ne porter que sur les modalités particulières de notification mentionnées à l’article 64-1.
Lorsqu’il est formulé lors de l’assemblée générale, cet accord est mentionné sur le procès-verbal d’assemblée générale. Il peut également être adressé à tout moment au syndic par tout moyen permettant d’établir avec certitude la date de sa réception.
- « II. – Lorsque les notifications et mises en demeure mentionnées au I sont faites au moyen du procédé électronique mis en œuvre par l’intermédiaire d’un prestataire de services de confiance qualifié mentionné à l’article 64-2, chaque copropriétaire concerné en est informé au moins quinze jours avant le premier envoi effectué par ce moyen, sans que cette formalité soit prescrite à peine d’irrégularité de l’acte.
Article 64-4 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Les articles 64-1 à 64-3 sont applicables lorsqu’un administrateur provisoire est désigné en application de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée ou lorsque l’assemblée générale est convoquée par le président du conseil syndical ou par un copropriétaire dans les conditions définies aux articles 8 et 50.
- Le copropriétaire peut à tout moment retirer son accord exprès selon les mêmes formes que celles prévues au I de l’article 64-3. Si cette décision est formulée lors de l’assemblée générale, le syndic en fait mention sur le procès-verbal
- Cette décision prend effet le lendemain du huitième jour suivant la réception par le syndic de l’information adressée selon les modalités mentionnées au I de l’article 64-3.
Article 64-5 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Lorsque la copropriété est dotée d’un espace en ligne sécurisé, la notification des documents mentionnés à l’article 11 peut, sous réserve de l’accord exprès du copropriétaire, valablement résulter d’une mise à disposition dans un espace du site dont l’accès est réservé aux copropriétaires. La convocation mentionnée à l’article 9 précise expressément que ces documents sont accessibles en ligne et la durée de la mise à disposition.
- – Le prestataire de service de confiance qualifié chargé, en application de l’article 64-2, de la transmission par voie électronique des mises en demeure et notifications délivre à l’expéditeur un récépissé du dépôt électronique de l’envoi ainsi qu’un justificatif de la transmission de l’envoi par ses soins au destinataire. Ces documents comportent les informations suivantes :
- « 1° Le nom et le prénom ou la raison sociale de l’expéditeur, ainsi que son adresse électronique ;
- « 2° Le nom et le prénom ou la raison sociale du destinataire ainsi que son adresse électronique ;
- « 3° Un numéro d’identification unique de l’envoi attribué par le prestataire ;
- « 4° La liste des pièces remises par l’expéditeur en vue de leur envoi ;
- « 5° La date et l’heure du dépôt électronique de l’envoi ainsi que celles de la transmission au destinataire de l’envoi indiquées par un horodatage électronique qualifié tel que défini par l’article 3 du règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE ;
- « 6° La signature électronique et le cachet électronique avancés tels que définis par l’article 3 du règlement (UE) n° 910/2014 mentionné ci-dessus, utilisés par le prestataire lors de l’envoi.
« Le prestataire conserve ces preuves de dépôt et de transmission pour une durée minimale d’un an.
Article 64-6 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Un avis électronique est adressé au destinataire par le prestataire de service de confiance qualifié afin de l’informer qu’un envoi électronique lui a été transmis. Cet avis comporte :
- 1° Le nom de l’expéditeur de l’envoi électronique ;
- 2° L’objet de l’envoi électronique ;
- 3° Un lien hypertexte invitant le destinataire à télécharger le contenu de l’envoi adressé par l’expéditeur, disponible pendant au moins vingt et un jours à compter de la transmission de l’avis électronique ;
- 4° La reproduction de la mention suivante : “En application du second alinéa de l’article 64-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967, le délai que les notifications et mises en demeure par voie électronique font courir a pour point de départ le lendemain de la transmission de l’avis électronique au destinataire. Pour le présent envoi, la date de transmission est le : (date à préciser).”
Article 64-7 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Si le prestataire de service de confiance qualifié constate, passé un délai de 48 heures après la transmission de l’avis électronique au destinataire, que ce dernier n’a pas procédé au téléchargement du contenu de l’envoi électronique qui lui a été adressé, le prestataire lui adresse un message de rappel comportant les mentions prévues à l’article 64-6. Ce nouveau message est sans incidence sur le point de départ du délai mentionné au second alinéa de l’article 64-2.
Article 64-8 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Le prestataire de service de confiance qualifié conserve la preuve de l’historique de la transmission et des éventuels incidents survenus durant celle-ci pendant une durée minimale d’un an. L’expéditeur a accès à ces informations pendant un an.
Article 64-9 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- Les articles 64-1 à 64-4 sont applicables lorsqu’un administrateur provisoire est désigné en application de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée ou lorsque l’assemblée générale est convoquée par le président du conseil syndical ou par un copropriétaire dans les conditions définies aux articles 8 et 50.
Article 65 du Décret n°67-223 du 17 Mars 1967
- En vue de l’application de l’article 64 des articles 64 et 64-2 , chaque copropriétaire ou titulaire d’un droit d’usufruit ou de nue-propriété sur un lot ou une fraction de lot notifie au syndic son domicile réel ou élu ainsi que son adresse électronique, s’il a donné son accord pour recevoir des notifications et mises en demeure par voie électronique.
- Les notifications et mises en demeure prévues par l’article 64 par les articles 64 et 64-2 sont valablement faites au dernier domicile ou à la dernière adresse électronique notifiée indiquée au syndic.
- Les notifications, mises en demeure ou significations intéressant le syndicat sont valablement faites au siège du syndicat ou au domicile du syndic. En cas de retard dans la réception ou en cas de perte des données, la responsabilité du prestataire est engagée dans les conditions prévues au 3° de l’article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques.
Chapitre 10 : Mesures relatives au contrat type de syndic
CONTRAT TYPE DE SYNDIC
(Contrat type prévu à l’article 18-1 A de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 modifiée fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et à l’article 29 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 pris pour son application, modifié par le décret n° 2015-342 du 26 mars 2015)
Texte extrait du site Legifrance le 09 Septembre 2019 pour le Décret 67-223 du 10 mars 196è
Entre les soussignés parties :
- D’une part :
Le syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis à l’adresse suivante
Numéro d’immatriculation …
Représenté pour le présent contrat par M/ Mme (nom de famille, prénom), agissant en exécution de la décision de l’assemblée générale des copropriétaires du
Titulaire d’un contrat d’assurance responsabilité civile souscrit le auprès de
et
- D’autre part :
Le syndic désigné par l’assemblée générale en date du
(Rayer les mentions inutiles.)
(Personne physique)
M/ Mme (nom de famille, prénom), adresse du principal établissement
Exerçant en qualité de syndic professionnel/ bénévole/ coopératif
Immatriculé (e) au registre du commerce et des sociétés de sous le numéro et dont le numéro unique d’identification est (le cas échéant)
(Personne morale)
La société (forme, dénomination sociale)
Ayant son siège social à l’adresse suivante
Représentée par en qualité de
Immatriculée au registre du commerce et des sociétés de …, sous le numéro et dont le numéro unique d’identification est (le cas échéant)
(Mentions propres au syndic soumis à la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 modifiée réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce) :
Titulaire de la carte professionnelle mention (préciser) n°, délivrée le par
Titulaire d’un contrat d’assurance responsabilité civile professionnelle souscrit le auprès de
Titulaire d’une garantie financière conformément à l’article 3 de la loi du 2 janvier 1970 précitée, souscrite le auprès de, dont l’adresse est
Autres mentions obligatoires requises par la réglementation applicable (le cas échéant) :
L’organisme d’habitation à loyer modéré (forme, dénomination)
Exerçant en tant que syndic de droit en application de l’article L 443-15 du code de la construction et de l’habitation ;
Ayant son siège à l’adresse suivante
Représenté (e) par M/ Mme (nom de famille, prénom), en qualité de
Il a été convenu ce qui suit :
PRÉAMBULE
Le présent contrat de mandat est soumis aux dispositions de la loi du 10 juillet 1965 précitée et des textes pris pour son application, notamment le décret du 17 mars 1967.
Les articles 1984 et suivants du code civil s’y appliquent de façon supplétive.
Le syndic professionnel est soumis aux dispositions de la loi du 2 janvier 1970, ci-dessus mentionnée, et au décret n° 72-678 du 20 juillet 1972 pris pour son application ainsi qu’au code de déontologie promulgué en application de l’article 13-1 de cette même loi.
Le syndic professionnel ne peut ni demander ni recevoir, directement ou indirectement, d’autres rémunérations, à l’occasion de la mission dont il est chargé au titre du présent contrat, que celles dont les conditions de détermination y sont précisées, y compris en provenance de tiers (article 66 du décret du 20 juillet 1972 précité).
- Missions
Le syndicat confie au syndic qui l’accepte mandat d’exercer la mission de syndic de l’immeuble ci-dessus désigné. L’objet de cette mission est notamment défini à l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965 précitée et par le présent contrat.
- Durée du contrat
Le présent contrat est conclu pour une durée de (1).
Il prendra effet le et prendra fin le (2).
Il n’est pas renouvelable par tacite reconduction.
Il ne peut être conclu un nouveau contrat que par décision expresse de l’assemblée générale
- Révocation du syndic
Le contrat de syndic peut être révoqué par l’assemblée générale des copropriétaires statuant à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25 de la loi du 10 juillet 1965) (3).
Cette révocation doit être fondée sur un motif légitime.
La délibération de l’assemblée générale désignant un nouveau syndic vaut révocation de l’ancien à compter de la prise de fonction du nouveau (art. 18, dernier alinéa, de la loi du10 juillet 1965).
- Résiliation du contrat à l’initiative du conseil syndical
« Le contrat de syndic peut être résilié, à l’initiative du conseil syndical, par décision de l’assemblée générale des copropriétaires statuant à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25 de la loi du 10 juillet 1965) (3).
« Cette résiliation du contrat doit être fondée sur une inexécution suffisamment grave reprochée au syndic.
« Le conseil syndical notifie au syndic une demande motivée d’inscription de la question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, en précisant la ou les inexécutions qui lui sont reprochées.
« La résiliation prend effet à la date déterminée par l’assemblée générale et au plus tôt un jour franc après la tenue de celle-ci.
- Démission du syndic
Le syndic pourra mettre fin à ses fonctions à condition d’en avertir le président du conseil syndical, à défaut chaque copropriétaire, au moins trois mois à l’avance par lettre recommandée avec accusé de réception.
- Résiliation du contrat à l’initiative du syndic
« La résiliation du contrat doit être fondée sur une inexécution suffisamment grave reprochée par le syndic au syndicat des copropriétaires.
« Le syndic doit notifier son intention au président du conseil syndical, et à défaut à chaque copropriétaire, en précisant la ou les inexécutions reprochées par le syndic au syndicat des copropriétaires.
« Il convoque dans un délai qui ne peut être inférieur à deux mois à compter de cette notification une assemblée générale, en inscrivant à l’ordre du jour la question de la désignation d’un nouveau syndic.
« La résiliation prend effet au plus tôt un jour franc après la tenue de l’assemblée générale. » ;
- Nouvelle désignation du syndic
A la fin du présent contrat, l’assemblée générale des copropriétaires procède à la désignation du syndic de la copropriété. Un nouveau contrat, soumis à l’approbation de l’assemblée générale, est conclu avec le syndic renouvelé désigné à nouveau dans ses fonctions ou avec le nouveau syndic.
Lorsqu’il est envisagé de désigner un nouveau syndic, il peut être mis fin au présent contrat, de manière anticipée et sans indemnité, dès lors que la question du changement de syndic et de la date de fin du présent contrat sont inscrites à l’ordre du jour d’une assemblée générale convoquée dans les trois mois précédant le terme du présent contrat.
« Le syndic qui ne souhaite pas être désigné à nouveau doit en informer le président du conseil syndical au moins trois mois avant la tenue de cette assemblée générale.
L’assemblée générale appelée à se prononcer sur cette désignation est précédée d’une mise en concurrence de plusieurs projets de contrat, qui s’effectue dans les conditions précisées à l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965.
- Fiche synthétique de copropriété et transmission de pièces au conseil syndical (4)
6.1. La fiche synthétique de la copropriété » ;
En application de l’article 8-2 de la loi du 10 juillet 1965, le syndic établit une fiche synthétique de la copropriété regroupant les données financières et techniques essentielles relatives à la copropriété et à son bâti, dont le contenu est défini par décret. Le syndic met à jour la fiche synthétique de la copropriété chaque année.
Le syndic met cette fiche à disposition des copropriétaires. Il la communique dans les quinze jours au copropriétaire qui en fait la demande par (préciser : lettre recommandée avec accusé de réception ou autres modalités). A défaut, il est tenu à la pénalité financière suivante : € par jour de retard.
Cette pénalité est déduite de la rémunération du syndic lors du dernier appel de charges de l’exercice.
Le défaut de réalisation de la fiche synthétique est un motif de révocation du syndic.
Le syndic met cette fiche à disposition du copropriétaire qui en fait la demande dans le délai d’un mois. A défaut, il est tenu au paiement de la pénalité financière suivante : (montant fixé par décret) € par jour de retard.
« Cette pénalité est déduite de la rémunération forfaitaire annuelle du syndic lors de l’établissement des comptes à clôturer et à soumettre à l’assemblée générale.
Ces dispositions ne sont pas applicables aux syndics administrant des immeubles à destination totale autre que d’habitation.
6.2. La transmission de pièces au conseil syndical
« En application du septième alinéa de l’article 21 de la loi 10 juillet 1965, le conseil syndical peut prendre connaissance et copie, à sa demande, après en avoir donné avis au syndic, de toutes pièces ou documents, correspondances ou registres se rapportant à la gestion du syndic et, d’une manière générale, à l’administration de la copropriété.
« En l’absence de transmission desdites pièces, au-delà du délai d’un mois à compter de la demande du conseil syndical, le syndic est tenu au paiement de la pénalité suivante : (montant fixé par décret) € par jour de retard.
« Cette pénalité est déduite de la rémunération forfaitaire annuelle du syndic lors de l’établissement des comptes définitifs à clôturer et à soumettre à l’assemblée générale. » ;
- Prestations et modalités de rémunération du syndic professionnel
Les jours et heures ouvrables de référence pour la détermination des modalités de rémunération sont fixés comme suit :
Le lundi de … h à … h et de … h à … h ;
Le mardi de … h à … h et de … h à … h ;
Le mercredi de … h à … h et de … h à … h ;
Le jeudi de … h à … h et de … h à … h ;
Le vendredi de … h à … h et de … h à … h ;
Le samedi de … h à … h et de … h à … h.
Sauf en cas d’urgence, les démarches individuelles de chaque copropriétaire ou occupant de l’immeuble auprès du syndic s’effectuent aux jours et heures suivantes (accueil physique et/ ou téléphonique effectif) :
Accueil physique :
Le lundi de … h à … h et de … h à … h ;
Le mardi de … h à … h et de … h à … h ;
Le mercredi de … h à … h et de … h à … h ;
Le jeudi de … h à … h et de … h à … h ;
Le vendredi de … h à … h et de … h à … h ;
Le samedi de … h à … h et de … h à … h.
Accueil téléphonique :
Le lundi de … h à … h et de … h à … h ;
Le mardi de … h à … h et de … h à … h ;
Le mercredi de … h à … h et de … h à … h ;
Le jeudi de … h à … h et de … h à … h ;
Le vendredi de … h à … h et de … h à … h ;
Le samedi de … h à … h et de … h à … h.
La rémunération du syndic professionnel est déterminée de manière forfaitaire.
Toutefois, une rémunération spécifique peut être perçue en contrepartie des prestations particulières limitativement énumérées à l’annexe 2 du décret du 17 mars 1967 et dans les conditions stipulées au 7.2 du présent contrat (art. 18-1 A de la loi du 10 juillet 1965).
7.1. Le forfait
7.1.1. Contenu du forfait
Le forfait convenu entre les parties comprend toutes les prestations fournies par le syndic au titre de sa mission, à l’exclusion des prestations limitativement énumérées à l’annexe 2 du décret du 17 mars 1967. A ce titre, il effectue les visites et vérifications périodiques de la copropriété impliquées par la mission relative à l’administration, à la conservation, à la garde et à l’entretien de l’immeuble. Il est convenu la réalisation, au minimum, de visite (s) et vérifications périodiques de la copropriété, d’une durée minimum de heure (s), avec rédaction d’un rapport/ sans rédaction d’un rapport et en présence du président du conseil syndical/ hors la présence du président du conseil syndical (rayer les mentions inutiles). Une liste non limitative des prestations incluses dans le forfait est annexée au présent contrat.
Les frais de reprographie et les frais administratifs afférents aux prestations du forfait sont inclus dans la rémunération forfaitaire.
Ne donnent lieu à aucune rémunération supplémentaire et sont comprises dans la rémunération forfaitaire :
-les formalités de déclaration de sinistre concernant les parties communes et les parties privatives quand le sinistre a sa source dans les parties communes ;
-la gestion des règlements aux bénéficiaires.
7.1.2. Précisions concernant la tenue de l’assemblée générale annuelle
Les parties conviennent que l’assemblée générale annuelle sera tenue pour une durée de … heures à l’intérieur d’une plage horaire allant de … heures à … heures, par :
-le syndic ;
-un ou plusieurs préposé (s).
(Rayer les mentions inutiles.)
7.1.3. Prestations optionnelles qui peuvent être incluses dans le forfait sur décision des parties
Le forfait convenu entre les parties en vertu du présent contrat pourra expressément inclure l’une ou plusieurs des prestations ci-dessous :
(Si les parties conviennent de retenir une prestation, elles remplissent les mentions ci-dessous afin de préciser ses modalités d’exécution. Elles rayent les mentions inutiles.)
-la préparation, convocation et tenue … de assemblée (s) générale (s), autres que l’assemblée générale annuelle de … heures, à l’intérieur d’une plage horaire allant de … heures à … heures ;
-l’organisation de … réunion (s) avec le conseil syndical d’une durée de … heures , à l’intérieur d’une plage horaire allant de … heures à … heures.
7.1.4. Prestations qui peuvent être exclues des missions du syndic sur décision de l’assemblée générale des copropriétaires
En application de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, l’assemblée générale des copropriétaires peut, par décision spéciale prise aux conditions précisées par cet article :
-dispenser le syndic d’ouvrir un compte bancaire ou postal séparé au nom du syndicat (5) ;
-dispenser le syndic d’offrir un accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés relatifs à la gestion de l’immeuble ou des lots gérés (6) ;
-confier les archives du syndicat des copropriétaires à une entreprise spécialisée aux frais du syndicat.
En cas de décision régulièrement adoptée par l’assemblée générale antérieurement à la conclusion du présent contrat, la prestation considérée n’est pas incluse dans le forfait.
7.1.5. Modalités de rémunération
La rémunération forfaitaire annuelle perçue par le syndic au titre du présent contrat s’élève à la somme de … € hors taxes, soit … € toutes taxes comprises.
Cette rémunération est payable :
-d’avance/ à terme échu (rayer la mention inutile) ;
-suivant la périodicité suivante (préciser le terme) :
Elle peut être révisée chaque année à la date du selon les modalités suivantes (optionnel).
Les dépassements des horaires et durées convenus pour la tenue des assemblées générales, réunions et visites/ vérifications périodiques incluses dans le forfait sont facturés selon le coût horaire mentionné au 7.2.1.
L’envoi des documents afférents aux prestations du forfait donne lieu à remboursement au syndic des frais d’affranchissement ou d’acheminement engagés.
Dans l’hypothèse où l’assemblée générale des copropriétaires a, en cours d’exécution du présent contrat et dans les conditions précisées à l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, décidé de confier les archives du syndicat à une entreprise spécialisée, le montant de sa rémunération forfaitaire annuelle hors taxes est imputé soit (rayer la mention inutile) :
-de la somme de € (que les parties conviennent de fixer dès à présent) ;
-de la somme toutes taxes comprises effectivement facturée au syndicat par le tiers auquel cette tâche aura été confiée (sur justificatif).
Dans l’hypothèse où l’assemblée générale des copropriétaires a, en cours d’exécution du présent contrat et dans les conditions précisées à l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, décidé de dispenser le syndic de son obligation de mise à disposition d’un service d’accès en ligne aux documents dématérialisés, le montant de sa rémunération forfaitaire annuelle est imputé soit (rayer la mention inutile) :
-de la somme de € (que les parties conviennent de fixer dès à présent),
-de la somme toutes taxes comprises éventuellement facturée au syndicat par le tiers auquel cette tâche aura été confiée (sur justificatif).
Le montant de l’imputation prévue au titre des deux derniers alinéas est calculé pro rata temporis de la période restant à courir jusqu’à la date d’exigibilité de la rémunération.
7.2. Les prestations particulières pouvant donner lieu à rémunération complémentaire
7.2.1. Modalités de rémunération des prestations particulières
La rémunération due au syndic professionnel au titre des prestations particulières, à l’exception de celles citées au 7.2.5, est calculée :
-soit en application du seul coût horaire ci-dessous, appliqué au prorata du temps passé : … €/ heure hors taxes, soit … €/ heure toutes taxes comprises ;
–soit en application du tarif convenu par les parties pour chaque prestation particulière.
– soit en application du tarif forfaitaire total convenu par les parties, exprimé hors taxes et toutes taxes comprises.
La rémunération due au titre des prestations particulières s’entend hors frais d’envoi. L’envoi des documents afférents aux prestations particulières donne lieu à remboursement au syndic des frais d’affranchissement ou d’acheminement engagés.
7.2.2. Prestations relatives aux réunions et visites supplémentaires (au-delà du contenu du forfait stipulé aux 7.1.1 et 7.1.3)
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DÉTAIL DE LA PRESTATION |
MODALITÉS DE TARIFICATION convenues |
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La préparation, la convocation et la tenue d’une assemblée générale supplémentaire de … heures, à l’intérieur d’une plage horaire allant de … heures à … heures |
Le cas échéant, une majoration spécifique unique pour dépassement d’horaires convenus : … % |
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L’organisation d’une réunion supplémentaire avec le conseil syndical d’une durée de … heures, par rapport à celle (s) incluse (s) dans le forfait au titre du 7.1.3 |
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La réalisation d’une visite supplémentaire de la copropriété avec rédaction d’un rapport/ sans rédaction d’un rapport et en présence du président du conseil syndical/ hors la présence du président du conseil syndical (rayer les mentions inutiles), par rapport à celle (s) incluse (s) dans le forfait au titre du 7.1.1 |
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7.2.3. Prestations relatives au règlement de copropriété et à l’état descriptif de division
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DÉTAIL DE LA PRESTATION |
MODALITÉS DE TARIFICATION convenues |
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L’établissement ou la modification du règlement de copropriété à la suite d’une décision du syndicat prise en application de l’article 26 de la loi du 10 juillet 1965 (si l’assemblée générale décide, par un vote spécifique, de confier ces prestations au syndic) |
(Nota.-Les parties peuvent convenir que le montant des honoraires sera fixé lors de la décision de l’assemblée générale.) |
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La publication de l’état descriptif de division et du règlement de copropriété ou des modifications apportées à ces actes |
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7.2.4. Prestations de gestion administrative et matérielle relatives aux sinistres
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DÉTAIL DE LA PRESTATION |
MODALITÉS DE TARIFICATION convenues |
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Les déplacements sur les lieux |
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La prise de mesures conservatoires |
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L’assistance aux mesures d’expertise |
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Le suivi du dossier auprès de l’assureur |
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Les prestations effectuées en dehors des jours et heures ouvrables et rendues nécessaires par l’urgence sont facturées (rayer la mention inutile) :
-sans majoration ;
-au coût horaire majoré de … %.
Toute somme versée par l’assureur au syndic au titre de la couverture des diligences effectuées par ce dernier dans le cadre du règlement d’un sinistre vient en déduction de la rémunération due en application du présent article.
7.2.5. Prestations relatives aux travaux et études techniques
Les travaux dont la liste est fixée à l’article 44 du décret du 17 mars 1967 peuvent faire l’objet d’honoraires spécifiques.
Ces honoraires concernent :
-les travaux de conservation ou d’entretien de l’immeuble, autres que ceux de maintenance ou d’entretien courant ;
-les travaux portant sur les éléments d’équipement communs, autres que ceux de maintenance ;
-les travaux d’amélioration, tels que la transformation d’un ou de plusieurs éléments d’équipement existants, l’adjonction d’éléments nouveaux, l’aménagement de locaux affectés à l’usage commun ou la création de tels locaux, l’affouillement du sol et la surélévation de bâtiments ;
-les études techniques, telles que les diagnostics et consultations ;
-d’une manière générale, les travaux qui ne concourent pas à la maintenance et à l’administration des parties communes ou à la maintenance et au fonctionnement des équipements communs de l’immeuble.
Les honoraires complémentaires éventuels sont votés lors de la même assemblée générale que les travaux concernés et aux mêmes règles de majorité (article 18-1 A de la loi du 10 juillet 1965).
Le présent contrat ne peut se lire comme fixant un barème relatif à ces honoraires spécifiques, même à titre indicatif.
Une telle rémunération fixée dans le projet de résolution soumis au vote de l’assemblée générale doit être exprimée en hors taxes et toutes taxes comprises, en application du pourcentage du montant hors taxes des travaux, à un taux dégressif selon l’importance des travaux préalablement à leur exécution.
Le choix du prestataire par l’assemblée générale est précédé d’une mise en concurrence dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 et à l’article 19-2 du décret du 17 mars 1967.
Les diligences entreprises par le syndic dans le cadre de la réalisation du diagnostic de performance énergétique collectif et de l’audit énergétique peuvent donner lieu à rémunération dans les conditions prévues au présent article.
7.2.6. Prestations relatives aux litiges et contentieux (hors frais de recouvrement visés au point 9.1)
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DÉTAIL DE LA PRESTATION |
MODALITÉS DE TARIFICATION convenues |
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La mise en demeure d’un tiers par lettre recommandée avec accusé de réception |
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La constitution du dossier transmis à l’avocat, à l’huissier de justice ou à l’assureur protection juridique (à l’exclusion des formalités visées au 7.2.4) |
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Le suivi du dossier transmis à l’avocat |
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7.2.7. Autres prestations
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DÉTAIL DE LA PRESTATION |
MODALITÉS DE TARIFICATION convenues |
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Les diligences spécifiquement liées à la préparation des décisions d’acquisition ou de disposition des parties communes |
(Nota.-Les parties peuvent convenir que le montant des honoraires sera fixé lors de la décision de l’assemblée générale confiant au syndic les prestations concernées) |
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La reprise de la comptabilité sur exercice (s) antérieur (s) non approuvés ou non répartis (changement de syndic) |
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La représentation du syndicat aux assemblées d’une structure extérieure (syndicat secondaire, union de syndicats, association syndicale libre) créée en cours de mandat ainsi qu’aux assemblées supplémentaires de ces mêmes structures si elles existaient antérieurement à la signature du présent contrat |
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La constitution et le suivi du dossier d’emprunt souscrit au nom du syndicat en application de l’article 26-4 alinéa 1 et 2 de la loi du 10 juillet 1965 |
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La constitution et le suivi d’un dossier de subvention accordé au syndicat |
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L’immatriculation initiale du syndicat |
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- Défraiement et réemunération du syndic non professionnel
Dans le respect du caractère non professionnel de leur mandat, le syndic bénévole et le syndic désigné en application de l’article 17-1 de la loi du 10 juillet 1965 peuvent percevoir le remboursement des frais nécessaires engagés outre une rémunération au titre du temps de travail consacré à la copropriété.
Les parties s’accordent à fixer la rémunération comme suit (rayer les mentions inutiles) :
-forfait annuel … €
-coût horaire … €/ h
-autres modalités (préciser) :
- Frais et honoraires imputables aux seuls copropriétaires
Le coût des prestations suivantes est imputable au seul copropriétaire concerné.
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PRESTATIONS |
DÉTAILS |
TARIFICATION PRATIQUÉE exprimée,HT et TTC |
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9.1. Frais de recouvrement (art. 10-1 a de la loi du 10 juillet 1965) |
Mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception ; Relance après mise en demeure ; Conclusion d’un protocole d’accord par acte sous seing privé ; Frais de constitution d’hypothèque ; Frais de mainlevée d’hypothèque ; Dépôt d’une requête en injonction de payer ; Constitution du dossier transmis à l’auxiliaire de justice (uniquement en cas de diligences exceptionnelles) ; Suivi du dossier transmis à l’avocat (uniquement en cas de diligences exceptionnelles). |
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9.2. Frais et honoraires liés aux mutations |
Etablissement de l’état daté ; (Nota.-Le montant maximum applicable aux honoraires d’établissement de l’état daté, fixé en application du décret prévu à l’article 10-1 b de la loi du 10 juillet 1965 s’élève à la somme de 380 € TTC). Opposition sur mutation (article 20 I de la loi du 10 juillet 1965). |
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9.3 Frais de délivrance des documents sur support papier (art. 33 du décret du 17 mars 1967 et R. 134-3 du code de la construction et de l’habitation) |
Délivrance d’une copie du carnet d’entretien ; Délivrance d’une copie des diagnostics techniques ; Délivrance des informations nécessaires à la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique individuel mentionnées à l’article R. 134-3 du code de la construction et de l’habitation ; Délivrance au copropriétaire d’une copie certifiée conforme ou d’un extrait de procès-verbal d’assemblée générale ainsi que des copies et annexes (hors notification effectuée en application de l’article 18 du décret du 17 mars 1967). |
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9.4. Préparation, convocation et tenue d’une assemblée générale à la demande d’un ou plusieurs copropriétaires, pour des questions concernant leurs droits ou obligations (art. 17-1 AA de la loi du 10 juillet 1965) |
Etablissement de l’ordre du jour ; élaboration et envoi de la convocation avec l’ordre du jour, des documents à joindre à la convocation et des projets de résolutions ; présence du syndic ou de son représentant à l’assemblée générale ; établissement de la feuille de présence ; émargement, vérification des voix et des pouvoirs ; rédaction et tenue du registre des procès-verbaux ; envoi et notification du procès-verbal comportant les décisions prises en assemblée générale des copropriétaires (opposant ou défaillant) et, le cas échéant, information des occupants de chaque immeuble de la copropriété des décisions prises par l’assemblée générale par affichage d’un procès-verbal abrégé dans les parties communes (article 44 de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986). |
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- Copropriété en difficulté
En application de l’article 29-1 de la loi l’article loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, la désignation d’un administrateur provisoire entraîne la cessation de plein droit sans indemnité du présent contrat.
- Reddition de compte
La reddition de compte interviendra chaque année à la date ou selon la périodicité suivante : …
- Compétence
Tous les litiges nés de l’exécution du présent contrat sont de la compétence de la juridiction du lieu de situation de l’immeuble.
Les parties élisent domicile aux fins des présentes, aux adresses ci-dessous :
Pour le syndic … Pour le syndicat …
Fait en deux exemplaires et signé ce jour, le … à …
Le syndicat Le syndic
(1) Dans la limite de trois ans maximum (article 28 du décret du 17 mars 1967).
(2) Le contrat de syndic confié à l’organisme d’habitation à loyer modéré en application de l’article L. 443-15 du code de la construction et de l’habitation prend fin dans les conditions prévues par cet article. Le mandat de syndic confié par un syndicat coopératif prend fin dans les conditions prévues à l’article 41 du décret du 17 mars 1967.
(3) Le cas échéant, la majorité prévue à l’article 25-1 de cette loi est applicable.
(4) Conformément à l’article 54-IV de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014, la fiche synthétique doit être établie à compter du :
– 31 décembre 2016, pour les syndicats de copropriétaires comportant plus de 200 lots;
– 31 décembre 2017, pour les syndicats de copropriétaires comportant plus de 50 lots;
– 31 décembre 2018, pour les autres syndicats de copropriétaires.
(5) En application de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, cette possibilité de dispense est applicable uniquement lorsque le syndicat comporte au plus quinze lots à usage de logements, de bureau ou de commerce et que le syndic est soit un professionnel soumis à la loi du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce, soit un syndic dont l’activité est soumise à une réglementation professionnelle organisant le maniement de fonds du syndicat.
(6) En application de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, cette possibilité de dispense est applicable uniquement au syndic professionnel.
ANNEXE AU CONTRAT DE SYNDIC
LISTE NON LIMITATIVE DES PRESTATIONS INCLUSES DANS LE FORFAIT
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PRESTATIONS |
DÉTAILS |
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I. – Assemblée générale |
I-1° Préparation de l’assemblée générale. |
a) Etablissement de l’ordre du jour ; b) Mise à disposition de tous les copropriétaires des différentes pièces comptables et justificatives dans les conditions prévues à l’article 18-1 de la loi du 10 juillet 1965. |
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I-2° Convocation à l’assemblée générale |
a) Elaboration et envoi de la convocation avec l’ordre du jour, des documents à joindre à la convocation et des projets de résolutions. |
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I-3° Tenue de l’assemblée générale. |
a) Présence du syndic ou de son représentant à l’assemblée générale suivant les stipulations prévues par le contrat au titre du forfait ; b) Etablissement de la feuille de présence, émargement, vérification des voix et des pouvoirs ; c) Rédaction et tenue du registre des procès-verbaux. |
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I-4° Information relative aux décisions prises en assemblée générale. |
a) Envoi et notification du procès-verbal comportant les décisions prises en assemblée générale aux copropriétaires (opposant ou défaillant) ; b) Information des occupants de chaque immeuble de la copropriété des décisions prises par l’assemblée générale par affichage d’un procès-verbal dans les parties communes. |
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II. – Conseil syndical |
II-5° Mise à disposition et communication au conseil syndical de toutes pièces ou documents se rapportant à la gestion du syndicat ou des lots gérés (notamment par accès en ligne sécurisé) ; |
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II-6° Recueil des avis écrits du conseil syndical lorsque sa consultation est obligatoire. |
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III. – Gestion des opérations financières et comptabilité générale de la copropriété |
III-7° Comptabilité du syndicat. |
a) Etablissement des comptes de gestion et des annexes du syndicat des copropriétaires, conformément à l’article 14-3 de la loi du 10 juillet 1965 ; b) Etablissement du budget prévisionnel, en collaboration avec le conseil syndical, conformément à l’article 14-1 de la même loi et au décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 ; c) Présentation des comptes en conformité avec la réglementation en vigueur. |
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III-8° Comptes bancaires. |
a) Ouverture d’un compte bancaire séparé ou, le cas échéant, d’un sous-compte individualisé en cas de dispense (résultant d’une décision de l’assemblée générale des copropriétaires statuant dans les conditions prévues au II de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965) ; b) Ouverture d’un compte bancaire séparé destiné à recevoir les cotisations prévues à l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. |
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III-9° Comptabilité séparée de chaque copropriétaire. |
a) Tenue des comptes de chaque copropriétaire ; b) Appel des provisions sur budget prévisionnel ; c) Imputations des consommations individuelles de fluide ou d’énergie ; d) Reconstitution des consommations, forfaits et régularisations sur compteurs en l’absence de relevé ; e) Appels sur régularisations de charge ; f) Appels des cotisations du fonds de travaux. |
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III-10° Autres. |
a) Vérification et paiement des factures des fournisseurs et prestataires ; b) Recouvrement des créances auprès des tiers : relance par lettre simple avant mise en demeure ; c) Calcul des intérêts légaux au profit du syndicat ; d) Attestation de TVA aux fournisseurs et prestataires. |
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III-11° Remise au syndic successeur. |
a) Remise de l’état financier, de la totalité des fonds, de l’état des comptes des copropriétaires et des comptes du syndicat. Remise de l’état financier, des références des comptes bancaires du syndicat, des coordonnées de la banque, de l’état des comptes des copropriétaires et des comptes du syndicat. |
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IV. – Administration et gestion de la copropriété en conformité avec le règlement de copropriété |
IV-12° Immatriculation du syndicat. |
a) Mise à jour du registre d’immatriculation. |
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IV-13° Documents obligatoires. |
a) Elaboration et mise à jour de la fiche synthétique de copropriété ; b) Gestion de tous les audits, diagnostics et dossiers obligatoires (à l’exclusion du diagnostic de performance énergétique collectif et de l’audit énergétique, qui peuvent faire l’objet d’honoraires spécifiques dans les conditions précisées au 7.2.5 du présent contrat) ; c) Etablissement et mise à jour du carnet d’entretien conformément au décret n° 2001-477 du 30 mai 2001 ; d) Etablissement et mise à jour de la liste des copropriétaires ; e) Notification de l’exercice du droit de délaissement prévue au III de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965. |
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IV-14° Archives du syndicat et accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés. |
a) Détention et conservation des archives, notamment les plans, le règlement de copropriété, l’état de répartition des charges, l’état de division, les procès-verbaux des assemblées générales, les diagnostics techniques, les contrats de travails des préposés du syndicat, les contrats d’assurance de l’immeuble et documents nécessaires pour leur mise en œuvre, les documents et décisions de justice relatifs à l’immeuble dont les délais de contestation ne sont pas révolus, les contrats d’entretien et de maintenance des équipements communs ainsi que toute pièce administrative (l’assemblée générale, statuant à la majorité de tous les copropriétaires, peut décider de confier les archives du syndicat des copropriétaires à une entreprise spécialisée aux frais du syndicat en application du I de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965) ; b) Transmission des archives au syndic successeur ; c) Elaboration et transmission au conseil syndical du bordereau récapitulatif des archives transmises au syndic successeur ; d) Mise à disposition d’un accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés relatifs à la gestion de l’immeuble ou des lots gérés (sauf décision contraire de l’assemblée générale des copropriétaires statuant dans les conditions prévues à l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965). |
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IV-15° Entretien courant et maintenance. |
a) Visites de la copropriété et vérifications, selon les stipulations prévues au contrat ; b) Gestion des travaux d’entretien courant et de maintenance visés à l’article 45 du décret du 17 mars 1967 ; c) Vérifications périodiques imposées par les réglementations en vigueur sur les éléments d’équipement communs ; d) Négociation, passation, suivi des marchés des prestataires et gestion des contrats à l’échéance dans le cadre du budget prévisionnel ; e) Etablissement et présentation à l’assemblée générale, au moins tous les trois ans, de la liste des travaux d’entretien et de conservation des parties communes et des éléments d’équipement commun nécessaires dans les trois années à échoir, en vue de la constitution de provisions spéciales ; f) En vue de la consultation au cours d’une assemblée générale incluse dans le forfait, appel d’offres, étude des devis et mise en concurrence résultant de la demande d’une pluralité de devis ou de l’établissement d’un devis descriptif soumis à l’évaluation de plusieurs entreprises lorsque celle-ci est obligatoire dans le cadre des travaux de maintenance définis à l’article 45 du décret du 17 mars 1967. |
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V. – Assurances |
V-16° Souscription des polices d’assurance au nom du syndicat soumise au vote de l’assemblée générale. |
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V-17° Déclaration des sinistres concernant les parties communes ou les parties privatives lorsque le dommage a sa source dans les parties communes. |
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V-18° Règlement des indemnités aux bénéficiaires. |
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VI. – Gestion du personnel |
VI-19° Recherche et entretien préalable. |
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VI-20° Etablissement du contrat de travail et de ses avenants éventuels. |
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VI-21° Gestion des procédures de rupture du contrat de travail. |
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VI-22° Paiement du salaire, tenue du livre des salaires, édition des bulletins de paies. |
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VI-23° Déclarations et paiement aux organismes fiscaux et sociaux. |
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VI-24° Attestations et déclarations obligatoires. |
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VI-25° Gestion des remplacements pendant les congés, arrêts maladie et maternité. |
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VI-26° Mise en place et mise à jour du document unique d’evaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. |
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VI-27° Gestion de la formation du personnel du syndicat. VI-28° contrôle d’activité du personnel du syndicat. |
NOTA : Se reporter aux conditions d’application prévues aux II, III et IV de l’article 53 du décret n° 2020-834 du 2 juillet 2020.
Chapitre 11 : Mesures relatives à la liste limitative des prestations particulières pouvant donner lieu au versement d’une rémunération spécifique complémentaire
Annexe 2 En savoir plus sur cet article…
LISTE LIMITATIVE DES PRESTATIONS PARTICULIÈRES POUVANT DONNER LIEU AU VERSEMENT D’UNE RÉMUNÉRATION SPÉCIFIQUE COMPLÉMENTAIRE
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PRESTATIONS |
DÉTAILS |
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I. – Prestations relatives aux réunions et visites supplémentaires |
1° Préparation, convocation et tenue d’assemblées générales supplémentaires et dépassement des plages horaires de référence convenues ; 2° Organisation de réunions supplémentaires avec le conseil syndical ; 3° Réalisation de visites supplémentaires de la copropriété. |
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II. – Prestations relatives au règlement de copropriété et à l’état descriptif de division : |
4° Etablissement ou modification du règlement de copropriété à la suite d’une décision du syndicat ; 5° Publication de l’état descriptif de division et du règlement de copropriété ou des modifications apportées à ces actes. |
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III. – Prestations de gestion administrative et matérielle relatives aux sinistres |
6° Déplacements sur les lieux ; 7° Prise de mesures conservatoires ; 8° Assistance aux mesures d’expertise ; 9° Suivi du dossier auprès de l’assureur. |
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IV. – Prestations relatives aux travaux et études techniques dont la liste est fixée à l’article 44 du décret du 17 mars 1967 pris pour l’application de la loi du 10 juillet 1965. |
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V. – Prestations relatives aux litiges et contentieux (hors recouvrement de créances auprès des copropriétaires) |
10° Mise en demeure par lettre recommandée accusée de réception ; 11° Constitution du dossier transmis à l’avocat, à l’huissier, à l’assureur protection juridique ; 12° Suivi du dossier transmis à l’avocat. |
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VI. – Autres prestations |
13° Diligences spécifiquement liées à la préparation des décisions d’acquisition ou de dispositions de parties communes (hors prestations visées au II) ; 14° Reprise de la comptabilité sur exercice(s) antérieur(s) non approuvés ou non réparti(s), en cas de changement de syndic ; 15° Représentation du syndicat aux assemblées d’une structure extérieure (syndicat secondaire, union de syndicats, association syndicale libre) créée en cours de mandat ainsi qu’aux assemblées supplémentaires de ces mêmes structures si elles existaient antérieurement à la signature du contrat de syndic ; 16° Constitution et suivi du dossier d’emprunt souscrit au nom du syndicat en application des alinéas 1 et 2 de l’article 26-4 de la loi du 10 juillet 1965 ; 17° Constitution et suivi d’un dossier de subvention au profit du syndicat ; 18° Immatriculation initiale du syndicat 19° Opérations de liquidation en cas de disparition de plein droit de la copropriété et de dissolution du syndicat des copropriétaires par réunion de tous les lots entre les mains d’un même copropriétaire, en application du dernier alinéa de l’article 46-1 de la loi du 10 juillet 1965. |
Nota:
- – Les dispositions du c du 12° et du a du 13° de l’article 50 du présent décret s’appliquent aux contrats de syndic conclus postérieurement au 31 décembre 2020.
III. – Pour les syndics ayant été dispensés de l’obligation d’ouvrir un compte séparé au nom du syndicat par décision de l’assemblée générale, les dispositions de l’article 39 du présent décret entrent en vigueur le 31 décembre 2020 et les dispositions du b du 13° de l’article 50 du présent décret s’appliquent aux contrats de syndic conclus postérieurement au 31 décembre 2020.
IV. – Les dispositions des 1° à 11° ainsi que des a et b du 12° de l’article 50 et de l’article 51 du présent décret s’appliquent aux contrats de syndic conclus postérieurement à l’entrée en vigueur du présent décret.
Le nouveau conseil syndical
LE NOUVEAU CONSEIL SYNDICAL
28/09/2020
d’après l’Ordonnance ELAN n° 2019-1101 du 30/10/2019 complétée par le décret n° 2020-834 du 3 juillet 2020
Nouvelles dispositions applicables à partir du 1° juin 2020 et pour certaines le 31/12/2020
dernière mise à jour le 29/09/2020
L’ordonnance du 30 octobre 2019 s’inscrit dans l’effort de modernisation et d’adaptation du statut de la copropriété, engagé dans le cadre de la loi ELAN du 23 novembre 2018, d’où son nom de « ordonnance ELAN ». Cette ordonnance vise notamment à faciliter le processus décisionnel au sein des copropriétés. Son objectif est d’en faciliter la gestion, de simplifier les prises de décision, d’encourager l’investissement des copropriétaires, et d’adapter la copropriété aux exigences de notre siècle. Ce texte doit permettre aux copropriétés d’être mieux entretenues et de répondre aux enjeux de rénovation énergétique.
Ce texte de 42 articles aborde la totalité des questions majeures en copropriété : le syndicat des copropriétaires et ses droits et obligations, l’assemblée générale et le vote des décisions qui y sont prises, le syndic de copropriété, le conseil syndical…. Qu’en est-il précisément de ce conseil syndical (CS) rénové ?
1 – La composition du CS : (art. 21 ordonnance ELAN)
Elle est élargie à de nouvelles personnes. Dans la liste on retrouve bien sur les copropriétaires, les associés, les accédants et les acquéreurs à terme, leurs conjoints, les partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs représentants légaux, ou leurs usufruitiers. Y sont ajoutés désormais les ascendants ou descendants de copropriétaires.
Elle précise les possibilités pour une personne morale lorsqu’elle est élue au CS de s’y faire représenter « soit par son un représentant légal ou statutaire soit par un fondé de pouvoir socialement habilité à cet effet » ; mai elle exclut de cette représentation « Le syndic, ses préposés, leurs conjoints, leurs partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs concubins, leurs ascendants ou descendants, leurs parents en ligne collatérale jusqu’au deuxième degré, même s’ils sont copropriétaires, associés ou acquéreurs à terme. »
2 – Les missions du CS
Les missions du CS diffèrent peu dans leur énoncé.
- Le Conseil syndical en tant que « émanation » du syndicat des copropriétaires hérite de par son statut des missions du syndicat. L’ordonnance les précise en reprenant l’objet traditionnel du syndicat : la conservation de l’immeuble et l’administration des parties communes. Elle y ajoute l’amélioration de l’immeuble. « Il (le syndicat des copropriétaires) a pour objet la conservation et l’amélioration de l’immeuble ainsi que l’administration des parties communes » (art. 14 ord. ELAN). Le CS va donc être le « fer de lance » de cette amélioration.
- « Dans tout syndicat de copropriétaires, un Conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion » (art. 21 ordonnance ELAN). Dans le cadre de ce contrôle le CS pourra accéder à « toutes pièces ou documents, correspondances ou registres se rapportant à la gestion du syndic et, d’une manière générale, à l’administration de la copropriété ». Pour ce faire
- Le CS devra respecter des règles : aviser les syndic
- Il pourra accéder aux documents demandés soit en en obtenant copie, soit en allant les consulter sur place
- Le syndic quant à lui encourt des pénalités s’il tarde ou refuse de répondre à la sollicitation du CS :
- Passé le délai de 1 mois, s’il ne s’est pas exécuté le syndic encourt une pénalité de 15 € par jour de retard. Le montant des pénalités est « déduit de la rémunération du syndic lors de l’établissement des comptes définitifs à clôturer et à soumettre à l’AG pour approbation.» (décret n° 2019-53 du 23 mai 2019,
- en cas de défaut ou de refus de paiement de la pénalité le Président du CS peut demander au Président du tribunal la condamnation du syndic au paiement de ces pénalités.
3- Les pouvoirs du CS : art. 21 et 25 a), ordonnance ELAN n°2019-1101
La loi de 1965, si elle définissait les missions du CS ne lui reconnaissait en revanche aucun pouvoir décisionnel. Désormais et sur la base de l’ordonnance ELAN, le CS pourra bénéficier d’une délégation de pouvoir.
Cette délégation est encadrée par des règles strictes :
- elle est attribuée par un vote en AG obtenu à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25)
- elle n’est possible que pour les CS composés d’au moins 3 membres
- elle ne peut être accordée que pour une durée de 2 ans maximum, mais elle est reconductible par décision expresse (prise selon la même majorité)
- les pouvoirs décisionnels conférés au CS ne concernent que les décisions normalement votées en AG à la majorité simple (art. 24 : majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance). Mais sont exclus de la délégation le pouvoir d’approuver les comptes, de déterminer le budget prévisionnel, et d’arrêter les adaptations du règlement de copropriété exigées par les évolutions législatives ou règlementaires.
- Pour lui permettre d’exercer ses pouvoirs, l’AG votera des crédits spécifiques au CS. Les sommes ainsi allouées au CS sont également votées globalement par l’AG et donc sans affectation particulière, ce qui assure au CS une certaine efficacité tout en limitant ses risques. Toutefois, lorsque la délégation de pouvoirs porte sur des dépenses pour travaux non comprises dans le budget lorsque la délégation de pouvoirs porte sur des dépenses pour travaux non comprises dans le budget prévisionnel, l’AG précise le montant maximum alloué pour chacune d’elles. Les sommes afférentes à ces dépenses sont appelées selon les mêmes modalités que celles prévues au second alinéa du I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. (applicable au 31/12/2020)
- Dans le cadre de sa délégation le CS arrête ses décisions à la majorité de ses membres ; en cas de partage des voix le président du CS a voix prépondérante.
4 – les Obligations du CS : art. 20 de l’ordonnance n° 2019-1101 dite Ordonnance ELAN :
- L’ordonnance reprend pour la préciser l’obligation faite au CS de mettre en concurrence plusieurs projets de contrats de syndic . Ces contrats devront être conformes au contrat-type « Tout-sauf » et accompagnés d’une « fiche d’information sur le prix et les prestations proposées par le syndic selon un modèle fixé par arrêté »(art. 18-1-A de l’ordonnance ELAN) . Mais le CS peut se faire dispenser de cette mise en concurrence en portant à l’ordre du jour de l’AG la question de cette dispense qui sera votée à la majorité de tous les copropriétaires (art. 25).
- Possiblement investi de nouveaux pouvoirs (art. 21 et 25 a de l’ordonnance ELAN),
- le CS a désormais l’obligation de souscrire une assurance en responsabilité civile pour chacun de ses membres
- le CS doit rendre compte de sa délégation devant l’Assemblée Générale (pas de vote)
- le CS doit établir un rapport pour l’information de l’ensemble des copropriétaires.
Travaux : responsabilité du syndicat des copropriétaires
Travaux : responsabilité du syndicat des copropriétaires
10/07/2020
Comme l’indique l’article 14 de la loi du 10 juillet 1965, le syndicat des copropriétaires a pour objet la conservation et l’amélioration de l’immeuble ainsi que l’administration des parties communes. A ce titre, il est responsable de plein droit des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers ayant leur origine dans les parties communes. Pour pouvoir se dégager de sa responsabilité, il devra prouver que cela ne vient pas d’un mauvais entretien de l’immeuble ou d’un vice de construction mais que cela est dû au fait d’un tiers, à la faute de la victime ou encore à la force majeure (notion très rare cependant).
Dans le cas d’espèce, le syndicat des copropriétaires réuni en Assemblée Générale a sciemment décidé de revenir sur une décision qu’elle avait approuvée et qui concernait la réalisation de travaux de rénovation d’un bâtiment qui incluait des garages et qui, du fait des risques liés à la sécurité, avait dû être fermé. Le syndicat, pour motiver sa nouvelle résolution et son refus, se base sur le montant des travaux qu’il qualifie d’onéreux.
Certains copropriétaires d’un garage décident alors d’assigner le syndicat en réparation du préjudice subi et demandent à ce titre :
- La restitution de la jouissance paisible de leur garage par la réalisation des travaux de rénovation nécessaires ;
- des dommages et intérêts.
La cour d’appel n’ayant pas fait droit à leur demande, les copropriétaires décident de se pourvoir en cassation. Contrairement aux juges de la cour d’appel, ceux de la Haute Juridiction considèrent que la décision de l’Assemblée Générale de revenir sur l’engagement des travaux, bien que majoritaire, ne prive pas pour autant les copropriétaires du garage du droit de demander la réparation de leur préjudice qu’ils estiment causé par les manquements du syndicat à ses obligations légales édictées par l’article 14 de la loi.
De plus, cet arrêt est très intéressant puisqu’il fait référence à cet article. En effet, la cour de cassation, relavant que le syndicat avait décidé de rétracter sa décision d’engager les travaux alors qu’elle les avait déjà autorisés, indique également qu’il n’est pas possible de revenir sur ladite décision si celle-ci porte atteinte aux droits acquis par un ou plusieurs copropriétaires. Ladite résolution d’accord sur les travaux n’ayant pas été contestée dans le délai de 2 mois est devenue définitive, produisant des droits pour les propriétaires des garages. Pour pouvoir “revenir sur la décision”, il aurait donc fallu la contester dans le délai imparti.
En effet, l’annulation d’une résolution d’Assemblée Générale relève en principe d’une action judiciaire introduite par un copropriétaire opposant ou défaillant dans le délai de 2 mois suivant la notification du procès-verbal par le syndic (art. 42 de la loi du 10 juillet 1965), voire de 5 ans, en l’absence de toute convocation ou de notification du procès-verbal à compter de la date de l’Assemblée Générale (Cass. 3e civ. 18 juin 2003, n° 01 – 12180).
A titre exceptionnel, la jurisprudence judiciaire civile admet l’annulation d’une décision du syndicat par une autre Assemblée Générale, en présence de conditions cumulatives laissées à l’appréciation souveraine du magistrat saisi, en cas de contestation d’un copropriétaire, à savoir :
- Que la seconde résolution soit motivée par des circonstances nouvelles, qu’elle ne remette pas en cause des droits régulièrement acquis par un copropriétaire, autrement dit qu’elle soit dictée par des considérations étrangères à la collectivité (sinon abus de droit et c’est ce à quoi nous avons affaire dans le cas cité ci-dessus ; CA Paris 17 décembre 1997) ;
- du respect du parallélisme des formes, impliquant que la deuxième résolution soit adoptée à la même majorité que la première (CA Paris 31 mars 1993) ;
- l’absence de commencement d’exécution, soit pour des travaux le défaut de passation de la commande et de lancement de ceux-ci (CA Versailles 26 février 2001, Paris 14 décembre 2006).
Cass. 3e civ., 11 juillet 2019 (pourvoi n° 18-11.676)
Quelques exemples de mise en jeu de la responsabilité du syndicat :
- Les dommages causés par une infiltration d’eau en provenance d’une terrasse (Paris 20 octobre 1999) ;
- la présence de souris dans un appartement dès lors qu’il est prouvé qu’elles ne pouvaient y accéder que depuis les parties communes (Cour de cassation 3ème ch. civ. 7 juin 2005) ;
- le mauvais fonctionnement de l’ascenseur (Cour de Cassation 3ème ch.civ. 28 oct. 1994) ;
- du mauvais aménagement du sous-sol compromettant la stabilité de l’immeuble (CA Aix en Provence 12 janvier 1982) ;
- des inondations dues au dysfonctionnement du système d’évacuation des eaux pluviales (CA Aix en Provence 19 décembre 2006) ;
- d’une terrasse fuyarde mal conçue (CA Paris 20 juin 2001).
Il est donc important de prévoir les travaux en temps et en heure et de ne pas attendre qu’il soit trop tard pour les faire. Mettre en place un plan pluriannuel de travaux sur 10 ans en cotisant au fonds de travaux peut être une solution pérenne à condition d’augmenter le montant de la cotisation qui est actuellement de 5% du budget prévisionnel annuel.
Conseil Syndical
Organes de décision 23/08/2019
Rappel : responsabilité du Conseil Syndical
05/06/2020
Composition du Conseil Syndical
Composition du Conseil Syndical
La composition du Conseil Syndical est régie par l’article 21 de la Loi 65-557 du 10 Juillet 1965 et les articles 22 à 25 du Décret 67-223 du 10 mars 1967
Article 21 de la Loi
- Les membres du conseil syndical sont désignés par l’assemblée générale parmi les copropriétaires, leurs ascendants ou descendants, les associés dans le cas prévu par le premier alinéa de l’article 23 de la présente loi, les accédants ou les acquéreurs à terme, leurs conjoints, les partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs représentants légaux, ou leurs usufruitiers.
- Lorsqu’une personne morale est nommée en qualité de membre du conseil syndical, elle peut s’y faire représenter, soit par son représentant légal ou statutaire, soit par un fondé de pouvoir spécialement habilité à cet effet.
- Le syndic, ses préposés, leurs conjoints, leurs partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs concubins, leurs ascendants ou descendants, leurs parents en ligne collatérale jusqu’au deuxième degré, même s’ils sont copropriétaires, associés ou acquéreurs à terme, ne peuvent être membres du conseil syndical. Les dispositions du présent alinéa ne sont pas applicables aux syndicats gérés par des syndics non professionnels.
- Le conseil syndical élit son président parmi ses membres.
- L’assemblée générale peut décider par une délibération spéciale, à la majorité prévue par l’article 26, de ne pas instituer de conseil syndical.
- La décision contraire est prise à la majorité des voix de tous les copropriétaires.
- A défaut de désignation par l’assemblée générale à la majorité requise, et sous réserve des dispositions de l’alinéa précédent, le juge, saisi par un ou plusieurs copropriétaires ou par le syndic, peut, avec l’acceptation des intéressés, désigner les membres du conseil syndical ; il peut également constater l’impossibilité d’instituer un conseil syndical.
Article 22 du Décret
- A moins que le règlement de copropriété n’ait fixé les règles relatives à l’organisation et au fonctionnement du conseil syndical, ces règles sont fixées ou modifiées par l’assemblée générale à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965.
- Le conseil syndical rend compte à l’assemblée, chaque année, de l’exécution de sa mission.
- Le mandat des membres du conseil syndical ne peut excéder trois années renouvelables.
- Pour assurer la représentation prévue au dernier alinéa de l’article 27 de la loi du 10 juillet 1965, il est tenu compte, en cas de constitution d’un ou plusieurs syndicats secondaires, des dispositions de l’article 24 ci-après pour fixer le nombre des membres du conseil syndical du syndicat principal. Chaque syndicat secondaire dispose de plein droit d’un siège au moins à ce conseil.
Article 24 du Décret
- Lorsqu’il existe un ou plusieurs syndicats secondaires, la représentation au conseil syndical du syndicat principal attribuée à un syndicat secondaire est proportionnelle à l’importance du ou des lots qui constituent ce syndicat secondaire par rapport à celle de l’ensemble des lots qui composent le syndicat principal.
- Le ou les copropriétaires du ou des lots qui ne se sont pas constitués en syndicat secondaire disposent ensemble, s’il y a lieu, des autres sièges au conseil syndical du syndicat principal.
- En l’absence de stipulation particulière du règlement de copropriété du syndicat principal, les copropriétaires désignent leurs représentants au conseil syndical de ce syndicat au cours d’une assemblée générale soit du syndicat secondaire, dans le cas prévu à l’alinéa 1er du présent article, soit du syndicat principal dans le cas prévu à l’alinéa précédent.
Article 25 du Décret
- Un ou plusieurs membres suppléants peuvent être désignés, dans les mêmes conditions que les membres titulaires. En cas de cessation définitive des fonctions du membre titulaire, ils siègent au conseil syndical, à mesure des vacances, dans l’ordre de leur élection s’il y en a plusieurs, et jusqu’à la date d’expiration du mandat du membre titulaire qu’ils remplacent.
- Dans tous les cas, le conseil syndical n’est plus régulièrement constitué si plus d’un quart des sièges devient vacant pour quelque cause que ce soit.
Commentaires :
- Combien de membres peuvent-ils être élus ?
- C’est le règlement de copropriété qui fixe le nombre de membres du Conseil Syndical, sinon le vote d’une résolution en assemblée générale
- aucun : lire l’article 21 de la Loi
- Il est possible de ne pas constituer de Conseil Syndical
- Peut-on élire des suppléants ?
- Oui
- Un membre suppléant ne participe pas aux votes dans les décisions du Conseil Syndical, car ils ne siègent qu’après la cessation définitive des fonctions d’un membre
- Il ne participe donc pas à l’élection du Président du Conseil Syndical
- Doit-on élire un Président du Conseil Syndical ?
- Ce n’est pas obligatoire
- Sa fonction assure les points suivants
- Qui élit le Président du Conseil Syndical
- Les membres du Conseil syndical
Articles extraits du site Légifrance au 31 mars 2020
Missions du Conseil Syndical
Défendre les intérêts de la Copropriété : Contrôler et Assister le Syndic
Contrôler la comptabilité de la Copropriété :
- Comptes de recettes et de dépenses par rapport au budget
- Etat des impayés
- Contrôler l’adéquation des factures et des devis ou des contrats
- Vérifier l’affectation des factures ( prestations, entretien , travaux, sinistre dommage-ouvrage,… )
Assister le Syndic dans l’engagement des dépenses :
- Négociation des contrats
- Dépenses supérieures à un montant déterminé
- Procédure judiciaire contre un tiers
Assister le Syndic dans l’exécution :
- Suivi des impayés
- Suivi des contrats de services
- Suivi des travaux
- Préparation du Budget prévisionnel
- S’assurer de la transmission des archives de la Copropriété en cas de changement de Syndic
- Contribuer à l’établissement de l’ordre du jour de l’assemblée générale .
Article 26 du Décret 67-223 du 10 mars 1967
Les textes de couleur rouge sont ajoutés et les textes barrés supprimés par le Décret 2020-834 du 02 Juillet 2020
- Le conseil syndical contrôle la gestion du syndic, notamment la comptabilité du syndicat, la répartition des dépenses, les conditions dans lesquelles sont passés et exécutés les marchés et tous autres contrats, ainsi que l’élaboration du budget prévisionnel dont il suit l’exécution.
- Il peut recevoir d’autres missions ou délégations de l’assemblée générale dans les conditions prévues
à l’article 25 a de la loi du 10 juillet 1965 et à l’article 21 du présent décretaux articles 21-1 à 21-5 et 25 a de la loi du 10 juillet 1965, ainsi qu’aux articles 21 et 21-1 du présent décret.( applicable au 31 Décembre 2020 )
- Un ou plusieurs membres du conseil syndical, habilités à cet effet par ce dernier, peuvent prendre connaissance et copie, au bureau du syndic, ou au lieu arrêté en accord avec lui, des diverses catégories de documents mentionnés au
troisièmeseptième alinéa de l’article 21, de la loi du 10 juillet 1965
- Lorsqu’une communication écrite doit être faite au conseil syndical, elle est valablement faite à la personne de son président, lorsqu’il en a été désigné un, ou, à défaut, à chacun de ses membres. Lorsque la communication est demandée par le conseil syndical, elle est faite à chacun de ses membres.
- L’ordre du jour de l’assemblée générale est établi en concertation avec le conseil syndical.
- Lorsque l’assemblée générale est appelée à se prononcer sur la désignation d’un syndic professionnel, et sauf dispense de mise en concurrence dans les conditions prévues à l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée, le conseil syndical communique au syndic un ou plusieurs projets de contrats issus de la mise en concurrence prévue au même article.
Assurer le suivi journalier sur le terrain :
- Affecter à chaque membre du Conseil Syndical la responsabilité du suivi d’un service de la Copropriété
- Etre à l’écoute des Copropriétaires et des Locataires
- Informer les Copropriétaires et les Locataires des évènements à venir ( travaux, changement de prestataires de services,…)
- Faire respecter les règles de vie en Copropriété
- Relever les anomalies de dégradation de la Copropriété et les traiter
- Préparer et suivre les ” Travaux à réaliser “
- ….
Assurer l’évolution du suivi de la gestion de la Copropriété :
Former les membres du Conseil Syndical aux techniques de gestion de la Copropriété :
- Suivi de l’évolution de la législation
- Analyse de devis
- Négociation de contrats
- Suivi de travaux
Prévoir un renouvellement régulier des membres du Conseil Syndical
Evaluer objectivement le travail du Syndic
Préparer un changement de Syndic au moins six mois avant l’Assemblée générale
Défendre les intérêts de la Copropriété : Contrôler et Assister le Syndic
Contrôler la comptabilité de la Copropriété :
- Comptes de recettes et de dépenses par rapport au budget
- Etat des impayés
- Contrôler l’adéquation des factures et des devis ou des contrats
- Vérifier l’affectation des factures ( prestations, entretien , travaux, sinistre dommage-ouvrage,… )
Assister le Syndic dans l’engagement des dépenses :
- Négociation des contrats
- Dépenses supérieures à un montant déterminé
- Procédure judiciaire contre un tiers
Assister le Syndic dans l’exécution :
- Suivi des impayés
- Suivi des contrats de services
- Suivi des travaux
- Préparation du Budget prévisionnel
- S’assurer de la transmission des archives de la Copropriété en cas de changement de Syndic
- Contribuer à l’établissement de l’ordre du jour de l’assemblée générale .
Assurer le suivi journalier sur le terrain :
- Affecter à chaque membre du Conseil Syndical la responsabilité du suivi d’un service de la Copropriété
- Etre à l’écoute des Copropriétaires et des Locataires
- Informer les Copropriétaires et les Locataires des évènements à venir ( travaux, changement de prestataires de services,…)
- Faire respecter les règles de vie en Copropriété
- Relever les anomalies de dégradation de la Copropriété et les traiter
- Préparer et suivre les ” Travaux à réaliser “
- ….
Assurer l’évolution du suivi de la gestion de la Copropriété :
Former les membres du Conseil Syndical aux techniques de gestion de la Copropriété :
- Suivi de l’évolution de la législation
- Analyse de devis
- Négociation de contrats
- Suivi de travaux
Prévoir un renouvellement régulier des membres du Conseil Syndical
Evaluer objectivement le travail du Syndic
Préparer un changement de Syndic au moins six mois avant l’Assemblée générale
Fonctionnement du Conseil Syndical
Fonctionnement du Conseil Syndical
Il est régi par l’article 21 de la Loi 65-557 du 10 Juillet 1965
Articles extraits du site Legifrance au 04 avril 2020
Article 21 de la Loi
Dans tout syndicat de copropriétaires, un conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion.
- En outre, il donne son avis au syndic ou à l’assemblée générale sur toutes questions concernant le syndicat, pour lesquelles il est consulté ou dont il se saisit lui-même.
- L’assemblée générale des copropriétaires, statuant à la majorité de l’article 25, arrête un montant des marchés et des contrats à partir duquel la consultation du conseil syndical est rendue obligatoire.
- A la même majorité, elle arrête un montant des marchés et des contrats autres que celui de syndic à partir duquel une mise en concurrence est rendue obligatoire.
- En vue de l’information de l’assemblée générale appelée à se prononcer sur la désignation d’un syndic professionnel et sans que cette formalité ne soit prescrite à peine d’irrégularité de la décision de désignation du syndic, le conseil syndical met en concurrence plusieurs projets de contrats de syndic, établis conformément au contrat type mentionné à l’article 18-1-A et accompagnés de la fiche d’information mentionnée au même article.
- Le conseil syndical peut être dispensé de mise en concurrence par décision votée à la majorité des voix de tous les copropriétaires.
- A cette fin, il fait inscrire la demande à l’ordre du jour de l’assemblée générale précédente.
- Dans tous les cas, un copropriétaire peut demander au syndic d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale, appelée à se prononcer sur la désignation du syndic, l’examen de projets de contrat de syndic qu’il communique à cet effet.
- Le conseil syndical peut se prononcer, par un avis écrit, sur tout projet de contrat de syndic.
- Si un tel avis est émis, il est joint à la convocation de l’assemblée générale, concomitamment avec les projets de contrat concernés.
- Lorsque la copropriété n’a pas institué de conseil syndical, la mise en concurrence n’est pas obligatoire.
- Le conseil syndical peut prendre connaissance, et copie, à sa demande, et après en avoir donné avis au syndic, de toutes pièces ou documents, correspondances ou registres se rapportant à la gestion du syndic et, d’une manière générale, à l’administration de la copropriété.
- En cas d’absence de transmission de ces pièces, au-delà d’un délai d’un mois à compter de la demande du conseil syndical, des pénalités par jour de retard, dont le montant est fixé par décret, sont imputées sur la rémunération forfaitaire annuelle du syndic.
- Ces pénalités sont déduites de la rémunération du syndic lors de l’établissement des comptes définitifs à clôturer et à soumettre à l’assemblée générale pour approbation. A défaut, le président du conseil syndical peut demander au président du tribunal judiciaire, statuant selon la procédure accélérée au fond, la condamnation du syndic au paiement de ces pénalités au profit du syndicat des copropriétaires.
- Ilreçoit sur sa demande, communication de tout document intéressant le syndicat.
- Les membres du conseil syndical sont désignés par l’assemblée générale parmi les copropriétaires,leurs ascendants ou descendants, les associés dans le cas prévu par le premier alinéa de l’article 23 de la présente loi, les accédants ou les acquéreurs à terme, leurs conjoints, les partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs représentants légaux, ou leurs usufruitiers.
- Lorsqu’une personne morale est nommée en qualité de membre du conseil syndical, elle peut s’y faire représenter,soit par son représentant légal ou statutaire, soit par par un fondé de pouvoir spécialement habilité à cet effet.
- Le syndic, ses préposés, leurs conjoints, leurs partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs concubins, leurs ascendants ou descendants, leurs parents en ligne collatérale jusqu’au deuxième degré, même s’ils sont copropriétaires, associés ou acquéreurs à terme, ne peuvent être membres du conseil syndical. Les dispositions du présent alinéa ne sont pas applicables aux syndicats gérés par des syndics non professionnels.
- Le conseil syndical élit son président parmi ses membres.
- Lorsque l’assemblée générale ne parvient pas, faute de candidature ou faute pour les candidats d’obtenir la majorité requise, à la désignation des membres du conseil syndical, le procès-verbal, qui en fait explicitement mention, est notifié, dans un délai d’un mois, à tous les copropriétaires.
- L’assemblée générale peut décider par une délibération spéciale, à la majorité prévue par l’article 26, de ne pas instituer de conseil syndical.
- La décision contraire est prise à la majorité des voix de tous les copropriétaires.
- A défaut de désignation par l’assemblée générale à la majorité requise, et sous réserve des dispositions de l’alinéa précédent, le juge, saisi par un ou plusieurs copropriétaires ou par le syndic, peut, avec l’acceptation des intéressés, désigner les membres du conseil syndical ; il peut également constater l’impossibilité d’instituer un conseil syndical.
Article 21-1 de la Loi
- Sans préjudice des dispositions du a de l’article 25, lorsque le conseil syndical est composé d’au moins trois membres, l’assemblée générale peut, par décision prise à la majorité des voix de tous les copropriétaires, lui déléguer le pouvoir de prendre tout ou partie des décisions relevant de la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés, ou votant par correspondance.
- La délégation de pouvoirs ne peut toutefois porter sur l’approbation des comptes, sur la détermination du budget prévisionnel, ou sur les adaptations du règlement de copropriété rendues nécessaires par les modifications législatives et règlementaires intervenues depuis son établissement.
Article 21-2 de la Loi
- L’assemblée générale fixe le montant maximum des sommes allouées au conseil syndical pour mettre en œuvre sa délégation de pouvoirs.
Article 21-3 de la Loi
- La délégation de pouvoirs mentionnée à l’article 21-1 est accordée au conseil syndical pour une durée maximale de deux ans. Elle est renouvelable par une décision expresse de l’assemblée générale.
Article 21-4 de la Loi
- Le syndicat des copropriétaires souscrit, pour chacun des membres du conseil syndical, une assurance de responsabilité civile.
Article 21-5 de la Loi
- Les décisions du conseil syndical pour l’exercice de la délégation de pouvoirs mentionnée à l’article 21-1 sont prises à la majorité de ses membres.
- En cas de partage des voix, le président du conseil syndical a voix prépondérante.
- Le conseil syndical rend compte de l’exercice de sa délégation de pouvoirs devant l’assemblée générale votant l’approbation des comptes.
- Il établit un rapport en vue de l’information des copropriétaires. »
Règles de fonctionnement du Conseil Syndical aux Myosotis (règlement intérieur)
Les Pouvoirs du Président
Les Pouvoirs du Président du Conseil Syndical
De nombreux Conseillers Syndicaux se posent la question de la nécessité, de l’utilité, de l’intérêt de nommer un Président du Conseil Syndical.
Est-ce par :
– Refus de prendre une responsabilité
– Crainte des critiques des Copropriétaires
– La charge de travail à effectuer
– Méconnaissance des pouvoirs spécifiques de la fonction
Vous trouverez ci-après la liste des pouvoirs conférés au Président du Conseil Syndical par la Loi de 1965 et le Décret de 1967
Loi 65-557 du 10 Juillet 1965 :
Article 18 : Empêchement du Syndic
– V :
En cas d’empêchement du syndic, pour quelque cause que ce soit, le président du conseil syndical peut convoquer une assemblée générale appelée à désigner un nouveau syndic. En cas de carence du syndic et à défaut de stipulation du règlement de copropriété, un administrateur ad hoc peut être désigné par décision de justice.
Article 18-2 : Changement de Syndic – Archives :
Après mise en demeure restée infructueuse, le syndic nouvellement désigné ou le président du conseil syndical pourra demander au président du tribunal de grande instance, statuant comme en matière de référé, d’ordonner sous astreinte la remise des pièces et des fonds mentionnés aux deux premiers alinéas ainsi que le versement des intérêts dus à compter de la mise en demeure, sans préjudice de tous dommages et intérêts.
Article 21-5 : Délégation de pouvoir donné par l’Assemblée générale
- Les décisions du conseil syndical pour l’exercice de la délégation de pouvoirs mentionnée à l’article 21-1 sont prises à la majorité de ses membres.
- En cas de partage des voix, le président du conseil syndical a voix prépondérante.
- Le conseil syndical rend compte de l’exercice de sa délégation de pouvoirs devant l’assemblée générale votant l’approbation des comptes.
- Il établit un rapport en vue de l’information des copropriétaires. »
Article 22 : Représentation d’un Syndicat secondaire
- II. – L’assemblée générale d’un syndicat secondaire statuant à la majorité mentionnée à l’article 25 peut mandater, pour une durée d’un an, le président du conseil syndical secondaire pour représenter les copropriétaires à l’assemblée générale du syndicat principal. Par dérogation au I du présent article, le mandat confié au président du conseil syndical secondaire emporte délégation de vote de tous les copropriétaires pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale du syndicat principal nécessitant un vote relevant de l’article 24.
- Pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale du syndicat principal nécessitant la majorité mentionnée aux articles 25 ou 26 ou l’unanimité, le président du conseil syndical secondaire ne peut prendre part au vote que s’il dispose d’une délibération de l’assemblée générale du syndicat secondaire se prononçant sur cette décision aux majorités requises par la présente loi.
- Le président du conseil syndical secondaire rend compte de son activité à chaque assemblée générale du syndicat secondaire. Le renouvellement de son mandat est inscrit chaque année à l’ordre du jour de l’assemblée générale.
- III. – Le II est applicable pour la représentation au sein de l’assemblée générale des associations syndicales libres des membres du syndicat des copropriétaires des immeubles inclus dans le périmètre de l’association syndicale libre
- Pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’association syndicale libre pour lesquelles les statuts de ladite association prévoient une majorité qualifiée, le mandataire désigné dans les conditions prévues au II ne peut prendre part au vote s’il ne dispose d’une délibération de l’assemblée générale des copropriétaires le mandatant et se prononçant sur cette décision à la même majorité
Décret 67-223 du 10 mars 1967 :
Article 8 : Convocation d’une Assemblée Générale
- La convocation de l’assemblée est de droit lorsqu’elle est demandée au syndic soit par le conseil syndical, s’il en existe un, soit par un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix de tous les copropriétaires, à moins que le règlement de copropriété ne prévoie un nombre inférieur de voix. La demande, qui est notifiée au syndic, précise les questions dont l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée est demandée.
- Dans les cas prévus au précédent alinéa, l’assemblée générale des copropriétaires est valablement convoquée par le président du conseil syndical, s’il en existe un, après mise en demeure au syndic restée infructueuse pendant plus de huit jours.
Article 15-1 du Décret – Mandat de représentation à l’Assemblée Générale
Les textes de couleur rouge sont ajoutés et les textes barrés supprimés par le Décret 2020-834 du 03 Juillet 2020
- Le syndic qui reçoit, en application du troisième alinéa du I de l’article 22 de la loi du 10 juillet 1965, un mandat avec délégation de vote sans indication du nom du mandataire, remet ce mandat en début de réunion au président du conseil syndical , ou à défaut à un membre du conseil syndical afin qu’il désigne un mandataire pour exercer cette délégation de vote. En
l’absence du président du conseil syndicalleur absence ou à défaut de conseil syndical, le syndic remet aux mêmes fins ce mandat au président de séance désigné par l’assemblée générale.
Article 26 du Décret 67-223 du 10 Mars 1967
- Le conseil syndical contrôle la gestion du syndic, notamment la comptabilité du syndicat, la répartition des dépenses, les conditions dans lesquelles sont passés et exécutés les marchés et tous autres contrats, ainsi que l’élaboration du budget prévisionnel dont il suit l’exécution.
- Il peut recevoir d’autres missions ou délégations de l’assemblée générale dans les conditions prévues
à l’article 25 a de la loi du 10 juillet 1965 et à l’article 21 du présent décretaux articles 21-1 à 21-5 et 25 a de la loi du 10 juillet 1965, ainsi qu’aux articles 21 et 21-1 du présent décret. ( applicable au 31 Décembre 2020 )
- Un ou plusieurs membres du conseil syndical,
habilités à cet effet par ce dernier,peuvent prendre connaissance et copie, au bureau du syndic, ou au lieu arrêté en accord avec lui, des diverses catégories de documents mentionnés autroisièmeseptième alinéa de l’article 21, de la loi du 10 juillet 1965
- Lorsqu’une communication écrite doit être faite au conseil syndical, elle est valablement faite à la personne de son président, lorsqu’il en a été désigné un, ou, à défaut, à chacun de ses membres. Lorsque la communication est demandée par le conseil syndical, elle est faite à chacun de ses membres.
- L’ordre du jour de l’assemblée générale est établi en concertation avec le conseil syndical.
- Lorsque l’assemblée générale est appelée à se prononcer sur la désignation d’un syndic professionnel, et sauf dispense de mise en concurrence dans les conditions prévues à l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 susvisée, le conseil syndical communique au syndic un ou plusieurs projets de contrats issus de la mise en concurrence prévue au même article.
Article 39-3 : Résidences-Services : Conseil Syndical et convention de services
- Le bilan mentionné au troisième alinéa de l’article 41-6 de la loi du 10 juillet 1965 porte sur les conditions financières d’exécution des conventions de services spécifiques non individualisables, la qualité et le contenu des services dispensés, leur conformité aux attentes des résidents ainsi que, s’agissant des conventions prévues à l’article 41-3 de cette loi, sur les conditions d’exécution du ou des contrats de prêt.
- Il est signé par le président du conseil syndical et notifié par le syndic conformément aux prescriptions du 4° du II de l’article 11.
- En cas de difficulté d’exécution de la convention, le conseil syndical informe sans délai le syndic qui prend les mesures appropriées.
Article 62-11 : – Administration Provisoire : Dépôt du rapport
- I. – L’administrateur provisoire rend compte par écrit de sa mission au président du tribunal judiciaire à la demande de ce dernier et au moins une fois par an. Cette obligation est satisfaite la première année de la mission si le rapport mentionné au troisième alinéa du I de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 a été établi.
- Au compte rendu de fin de mission sont jointes les annexes comptables prévues par le décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 relatif aux comptes du syndicat des copropriétaires.
- II. – Il dépose son rapport au greffe de la juridiction qui en adresse une copie au procureur de la République, au syndic désigné, au président du conseil syndical, lorsqu’il en a été désigné un, ou, à défaut à chacun de ses membres et aux personnes mentionnées au deuxième alinéa de l’article 29-2 de la loi du 10 juillet 1965 qui en font la demande.
- Lorsqu’un pré-rapport est établi, dans les conditions prévues à l’article 62-13, le greffe de la juridiction en adresse copie au procureur de la République et au président du conseil syndical.
- III. – Les observations des personnes mentionnées au II auxquelles ces documents ont été adressés, doivent être formulées au plus tard à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de leur réception.
- Elles sont transmises au greffe du tribunal judiciaire qui les communique au président de ce tribunal et à l’administrateur provisoire.
- IV. – Pour l’application de la dernière phrase du troisième alinéa du I de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965, le président du tribunal judiciaire statue en la forme des référés, le cas échéant, au vu des rapports ou pré-rapports susmentionnés ainsi que des réponses écrites faites par l’administrateur provisoire aux observations régulièrement transmises au greffe, sauf en cas de demande émanant de l’administrateur provisoire, auquel cas il est saisi par requête. En cas de saisine d’office, il fait convoquer l’administrateur provisoire désigné ainsi que le président du conseil syndical.
Articles extraits du site Legifrance au 12 Avril 2020
De nombreux Conseillers Syndicaux se posent la question de la nécessité, de l’utilité, de l’intérêt de nommer un Président du Conseil Syndical.
Est-ce par :
– Refus de prendre une responsabilité
– Crainte des critiques des Copropriétaires
– La charge de travail à effectuer
– Méconnaissance des pouvoirs spécifiques de la fonction
Vous trouverez ci-après la liste des pouvoirs conférés au Président du Conseil Syndical par la Loi de 1965 et le Décret de 1967
Loi 65-557 du 10 Juillet 1965 :
Article 18 : Empêchement du Syndic
– V :
En cas d’empêchement du syndic, pour quelque cause que ce soit, le président du conseil syndical peut convoquer une assemblée générale appelée à désigner un nouveau syndic. En cas de carence du syndic et à défaut de stipulation du règlement de copropriété, un administrateur ad hoc peut être désigné par décision de justice.
Article 18-2 : Changement de Syndic – Archives :
Après mise en demeure restée infructueuse, le syndic nouvellement désigné ou le président du conseil syndical pourra demander au président du tribunal de grande instance, statuant comme en matière de référé, d’ordonner sous astreinte la remise des pièces et des fonds mentionnés aux deux premiers alinéas ainsi que le versement des intérêts dus à compter de la mise en demeure, sans préjudice de tous dommages et intérêts.
Article 21-5 : Délégation de pouvoir donné par l’Assemblée générale
Les textes de couleur rouge seront ajoutés le 01 Juin 2020
Créé par ORDONNANCE n°2019-1101 du 30 OCTOBRE 2019- art. 21
- Les décisions du conseil syndical pour l’exercice de la délégation de pouvoirs mentionnée à l’article 21-1 sont prises à la majorité de ses membres.
- En cas de partage des voix, le président du conseil syndical a voix prépondérante.
- Le conseil syndical rend compte de l’exercice de sa délégation de pouvoirs devant l’assemblée générale votant l’approbation des comptes.
- Il établit un rapport en vue de l’information des copropriétaires. »
Article 22 : Représentation d’un Syndicat secondaire
- II. – L’assemblée générale d’un syndicat secondaire statuant à la majorité mentionnée à l’article 25 peut mandater, pour une durée d’un an, le président du conseil syndical secondaire pour représenter les copropriétaires à l’assemblée générale du syndicat principal. Par dérogation au I du présent article, le mandat confié au président du conseil syndical secondaire emporte délégation de vote de tous les copropriétaires pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale du syndicat principal nécessitant un vote relevant de l’article 24.
- Pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale du syndicat principal nécessitant la majorité mentionnée aux articles 25 ou 26 ou l’unanimité, le président du conseil syndical secondaire ne peut prendre part au vote que s’il dispose d’une délibération de l’assemblée générale du syndicat secondaire se prononçant sur cette décision aux majorités requises par la présente loi.
- Le président du conseil syndical secondaire rend compte de son activité à chaque assemblée générale du syndicat secondaire. Le renouvellement de son mandat est inscrit chaque année à l’ordre du jour de l’assemblée générale.
- III. – Le II est applicable pour la représentation au sein de l’assemblée générale des associations syndicales libres des membres du syndicat des copropriétaires des immeubles inclus dans le périmètre de l’association syndicale libre
- Pour les décisions inscrites à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’association syndicale libre pour lesquelles les statuts de ladite association prévoient une majorité qualifiée, le mandataire désigné dans les conditions prévues au II ne peut prendre part au vote s’il ne dispose d’une délibération de l’assemblée générale des copropriétaires le mandatant et se prononçant sur cette décision à la même majorité
Décret 67-223 du 10 mars 1967 :
Article 8 : Convocation d’une Assemblée Générale
- La convocation de l’assemblée est de droit lorsqu’elle est demandée au syndic soit par le conseil syndical, s’il en existe un, soit par un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix de tous les copropriétaires, à moins que le règlement de copropriété ne prévoie un nombre inférieur de voix. La demande, qui est notifiée au syndic, précise les questions dont l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée est demandée.
- Dans les cas prévus au précédent alinéa, l’assemblée générale des copropriétaires est valablement convoquée par le président du conseil syndical, s’il en existe un, après mise en demeure au syndic restée infructueuse pendant plus de huit jours.
Article 15-1 du Décret – Mandat de représentation à l’Assemblée Générale
- Le syndic qui reçoit, en application du troisième alinéa du I de l’article 22 de la loi du 10 juillet 1965, un mandat avec délégation de vote sans indication du nom du mandataire, remet ce mandat en début de réunion au président du conseil syndical afin qu’il désigne un mandataire pour exercer cette délégation de vote. En l’absence du président du conseil syndical ou à défaut de conseil syndical, le syndic remet aux mêmes fins ce mandat au président de séance désigné par l’assemblée générale.
Article 26 du Décret – Communication de documents par le Syndic
- Un ou plusieurs membres du conseil syndical, habilités à cet effet par ce dernier, peuvent prendre connaissance et copie, au bureau du syndic, ou au lieu arrêté en accord avec lui, des diverses catégories de documents mentionnés au troisième alinéa de l’article 21, de la loi du 10 juillet 1965
- Lorsqu’une communication écrite doit être faite au conseil syndical, elle est valablement faite à la personne de son président, lorsqu’il en a été désigné un, ou, à défaut, à chacun de ses membres.
Article 39-3 : Résidences-Services : Conseil Syndical et convention de services
- Le bilan mentionné au troisième alinéa de l’article 41-6 de la loi du 10 juillet 1965 porte sur les conditions financières d’exécution des conventions de services spécifiques non individualisables, la qualité et le contenu des services dispensés, leur conformité aux attentes des résidents ainsi que, s’agissant des conventions prévues à l’article 41-3 de cette loi, sur les conditions d’exécution du ou des contrats de prêt.
- Il est signé par le président du conseil syndical et notifié par le syndic conformément aux prescriptions du 4° du II de l’article 11.
- En cas de difficulté d’exécution de la convention, le conseil syndical informe sans délai le syndic qui prend les mesures appropriées.
Article 62-11 : – Administration Provisoire : Dépôt du rapport
- I. – L’administrateur provisoire rend compte par écrit de sa mission au président du tribunal judiciaire à la demande de ce dernier et au moins une fois par an. Cette obligation est satisfaite la première année de la mission si le rapport mentionné au troisième alinéa du I de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 a été établi.
- Au compte rendu de fin de mission sont jointes les annexes comptables prévues par le décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 relatif aux comptes du syndicat des copropriétaires.
- II. – Il dépose son rapport au greffe de la juridiction qui en adresse une copie au procureur de la République, au syndic désigné, au président du conseil syndical, lorsqu’il en a été désigné un, ou, à défaut à chacun de ses membres et aux personnes mentionnées au deuxième alinéa de l’article 29-2 de la loi du 10 juillet 1965 qui en font la demande.
- Lorsqu’un pré-rapport est établi, dans les conditions prévues à l’article 62-13, le greffe de la juridiction en adresse copie au procureur de la République et au président du conseil syndical.
- III. – Les observations des personnes mentionnées au II auxquelles ces documents ont été adressés, doivent être formulées au plus tard à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de leur réception.
- Elles sont transmises au greffe du tribunal judiciaire qui les communique au président de ce tribunal et à l’administrateur provisoire.
- IV. – Pour l’application de la dernière phrase du troisième alinéa du I de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965, le président du tribunal judiciaire statue en la forme des référés, le cas échéant, au vu des rapports ou pré-rapports susmentionnés ainsi que des réponses écrites faites par l’administrateur provisoire aux observations régulièrement transmises au greffe, sauf en cas de demande émanant de l’administrateur provisoire, auquel cas il est saisi par requête. En cas de saisine d’office, il fait convoquer l’administrateur provisoire désigné ainsi que le président du conseil syndical.
Articles extraits du site Legifrance au 12 Avril 2020
Mise en concurrence du Syndic
Mise en concurrence du Syndic
Article extrait du site Legifrance le 01 Novembre 2019
Article 21 de la Loi du 10 Juillet 1965 – alinéas 3, 4 et 5
- En vue de l’information de l’assemblée générale appelée à se prononcer sur la désignation d’un syndic professionnel et sans que cette formalité ne soit prescrite à peine d’irrégularité de la décision de désignation du syndic, le conseil syndical met en concurrence plusieurs projets de contrats de syndic, établis conformément au contrat type mentionné à l’article 18-1-A et accompagnés de la fiche d’information mentionnée au même article.
- Le conseil syndical peut être dispensé de mise en concurrence par décision votée à la majorité des voix de tous les copropriétaires.
- A cette fin, il fait inscrire la demande à l’ordre du jour de l’assemblée générale précédente.
- Dans tous les cas, un copropriétaire peut demander au syndic d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale, appelée à se prononcer sur la désignation du syndic, l’examen de projets de contrat de syndic qu’il communique à cet effet.
- Le conseil syndical peut se prononcer, par un avis écrit, sur tout projet de contrat de syndic. Si un tel avis est émis, il est joint à la convocation de l’assemblée générale, concomitamment avec les projets de contrat concernés.
- Lorsque la copropriété n’a pas institué de conseil syndical, la mise en concurrence n’est pas obligatoire.
Consultation - Informations des Copropriétaires
Informations – Consultation des Copropriétaires
Le Conseil Syndical est tenu d’informer les Copropriétaires :
- De la convocation et de l’ordre du jour des réunions du Conseil Syndical
- Par les comptes-rendus de ses réunions
- Des interventions des Entreprises Prestataires de services de la Copropriété dans le cadre des contrats de maintenance et des ” Travaux à réaliser “
- Des sinistres de la Copropriété
- Du respect du règlement de Copropriété
- Des modifications des services à la Copropriété
- En leur transmettant les documents définis par l’Assemblée Générale
- ….
Consultation des Copropriétaires – Le Conseil Syndical est tenu de consulter les Copropriétaires pour :
- Evaluer les prestations des Prestataires de service
- La préparation des dossiers des ” Travaux à réaliser “
- Evaluer les prestations du Syndic
- Evaluer les prestations du Conseil Syndical
- …
Sinistres
- Le Conseil Syndical doit informer les Copropriétaires du suivi des sinistres
Travaux
- La consultation des Copropriétaires avant l’envoi de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale, permet de la préparer et d’améliorer les propositions qui seront présentées
- Après la fin des travaux, une consultation des Copropriétaires permet de connaître leurs avis sur le déroulement, la conformité, le résultat des travaux
- Les avis, demandes et réponses des Copropriétaires peuvent s’ils le désirent être partagés avec les autres Copropriétaires
Entretien
- Les avis de passage ou les comptes-rendus d’intervention des entreprises permettent aux Copropriétaires d’être informés des travaux d’entretien de la Copropriété
- Une consultation des Copropriétaires avec un questionnaire objectif sur les prestations réalisées par les Prestataires de services de la Copropriété permet au Conseil Syndical et au Syndic de prendre de meilleures décisions sur l’amélioration et le renouvellement des contrats des Prestataires
Moyens de communication :
- Pour les Copropriétaires ne disposant pas d’outils de communication numérique, la lettre périodique et le tableau d’affichage constituent un moyen de substitution
Délégation de pouvoir
Delegation de pouvoir
Articles extraits le 04 Juillet 2020 du site Legifrance pour le Decret du 17 mars 1967
Article 21 du Decret du 17 mars 1967
Les textes de couleur rouge sont ajoutés et les textes barrés supprimés par le Décret 2020-834 du 02 Juillet 2020
Une délégation de pouvoir donnée, en application de l’article 25 a de la loi du 10 juillet 1965, par l’assemblée générale au syndic, au conseil syndical ou à toute autre personne ne peut porter que sur un acte ou une décision expressément déterminé.
Cette délégation peut autoriser son bénéficiaire à décider de dépenses dont elle détermine l’objet et fixe le montant maximum.
Elle ne peut, en aucun cas, priver l’assemblée générale de son pouvoir de contrôle sur l’administration de l’immeuble et la gestion du syndic.
Le délégataire rend compte à l’assemblée de l’exécution de la délégation.
- La délégation de pouvoir accordée en application du a de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965 mentionne expressément l’acte ou la décision déléguée. A l’issue de cette délégation, le délégataire rend compte à l’assemblée de son exécution.
- Elle ne peut, en aucun cas, priver l’assemblée générale de son pouvoir de contrôle sur l’administration de l’immeuble et la gestion du syndic.
Article 21-1 du Décret du 17 mars 1967 :
Article créé par le Décret 2020-834 du 02 Juillet 2020 (applicable au31 Décembre 2020 )
- Les décisions prises par le conseil syndical, lorsqu’il bénéficie d’une délégation de pouvoirs en application des articles 21-1 et suivants de la loi du 10 juillet 1965, sont consignées dans un procès-verbal, signé par deux de ses membres.
- Le procès-verbal mentionne le nom des membres du conseil syndical ayant participé à la délibération et le sens de leur vote.
- Le procès-verbal des décisions du conseil syndical est transmis au syndic qui l’inscrit au registre des procès-verbaux des assemblées générales.
Article 26-1 du Décret du 17 mars 1967 :
Article créé par le Décret 2020-834 du 02 Juillet 2020 (applicable au 31 Décembre 2020 )
- Pour l’application des dispositions de l’article 21-2 de la loi du 10 juillet 1965, un montant spécifique est alloué au conseil syndical au sein du budget prévisionnel voté chaque année pour l’exercice de sa délégation de pouvoirs.
- Par dérogation à l’alinéa précédent, lorsque la délégation de pouvoirs porte sur des dépenses pour travaux non comprises dans le budget prévisionnel, l’assemblée générale précise le montant maximum alloué pour chacune d’elles. Les sommes afférentes à ces dépenses sont appelées selon les mêmes modalités que celles prévues au second alinéa du I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. »
Contrôle des comptes
Contrôle des Comptes
Qui contrôle :
- Le Conseil Syndical
- Chaque Copropriétaire individuellement
Quand contrôler :
- Le Conseil Syndical au moins une fois par an après la clôture des comptes de l’exercice, le faire chaque semestre ou chaque trimestre ( charges impayées ) peut permettre de rectifier la situation en cas de problème
- Chaque Copropriétaire peut demander au Syndic la consultation des comptes et des factures entre la date de convocation de l’AG et la date de tenue de l’AG
- L’Assemblée générale doit fixer ( résolution ) la méthode de mise à disposition des pièces comptables au Syndicat des Copropriétaires
- Le Conseil Syndical peut demander au Syndic de mettre à sa disposition dans l’extranet de la copropriété, le grand livre actualisé tous les mois, ainsi que les factures
Où contrôler :
- Chez le Syndic
- Sur l’extranet de la copropriété
Quoi contrôler :
- La mise en place des règles comptables (Arrêté du 14 mars 2005), sauf pour les petites Copropriétés de moins de cinq lots principaux et de budget inférieur à 15000 euros pendant trois exercices ( selon la loi du 13 juillet 2006 )
L’exécution des travaux votés en AG :
- Respect des devis ( conformité de la prestation et des prix )
- Conformité de la facture au devis
- Répartition des dépenses aux Copropriétaires
Le contrôle des recettes ( produits ):
- Recouvrement des appels de fonds
- Remboursement des assurances pour les sinistres pris en charge
- Remboursement de la sécurité sociale pour les journées maladies des employés du Syndicat
- Recouvrement des loyers ( relais téléphone, emplacement publicitaire, …)
- Recouvrement des condamnations et des dommages et intérêts obtenus lors d’une procédure
- Le placement des provisions spéciales pour travaux
Le contrôle des dépenses ( charges ) :
- Chaque ligne de poste budgétaire ( dépense effectuée / budget prévu )
- Les factures constitutives de chaque ligne de poste budgétaire
- L’application des clauses des contrats ( révision de prix, changement de tarification,…)
Le contrôle des comptes de trésorerie :
- Chaque ligne des colonnes débit et crédit de la situation de trésorerie
- L’emploi de la ligne de découvert ou d’emprunt si elle a été votée en AG
L’exécution du plan d’actions défini lors du précédent contrôle :
- Reprendre chaque point et s’assurer de sa bonne exécution
Comment contrôler :
Contrôle des recettes :
- Commencer par le poste le plus important ( en général les appels de fonds )
- Demander la liste des Copropriétaires débiteurs un mois après chaque appel de fonds
- Demander la procédure engagée ( relance, mise en demeure, huissier,…) pour chaque récidiviste
- Attribuer aux membres du Conseil Syndical des interventions personnelles auprès des Copropriétaires concernés
- Décider de l’engagement d’une procédure judiciaire rapide ou au fond
- Pour les autres postes, valider les actions entreprises par le Syndic ou demander lui de les engager
Contrôle des dépenses :
- Analyser chaque ligne budgétaire ( quelque soit sa position [ supérieure, égale ou inférieure au budget ] )
- Vérifier que les dépenses engagées font toutes l’objet d’une autorisation de l’AG ou du Conseil Syndical et d’une facture
- Analyser les factures/ adresse de la copropriété/ commandes/ devis/ contrat d’entretien ou de maintenance
- Vérifier surtout que la prestation facturée correspond à la prestation commandée ou aux clauses du contrat
- Vérifier les augmentations de prix ( clauses d’indexation, prestations non demandées )
Contrôle de la Trésorerie :
- Le contrôle de la « situation comptable » de la trésorerie résulte principalement du travail de contrôle des dépenses et des recettes
- Il convient de demander à voir les derniers relevés bancaires et le résultat du rapprochement comptabilité/banque
Résultats :
- Mise en œuvre du nouveau plan d’actions suite à ce contrôle
- Faire un compte-rendu et le diffuser aux Copropriétaires
Références à la législation :
Contrôle des travaux
Contrôle des Travaux
Article extrait du site Legifrance le 23 Août 2019
Article 21 de la Loi 65-557 du 10Juillet 1965 alinéas 1 et 2
Dans tout syndicat de copropriétaires, un conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion.
En outre, il donne son avis au syndic ou à l’assemblée générale sur toutes questions concernant le syndicat, pour lesquelles il est consulté ou dont il se saisit lui-même. L’assemblée générale des copropriétaires, statuant à la majorité de l’article 25, arrête un montant des marchés et des contrats à partir duquel la consultation du conseil syndical est rendue obligatoire. A la même majorité, elle arrête un montant des marchés et des contrats autres que celui de syndic à partir duquel une mise en concurrence est rendue obligatoire.
Le contrôle des ” Travaux ” commence dans les Assemblées générales ordinaires, en mettant à l’ordre du jour :
- La mise en place d’un ” Fonds Travaux “
- L’examen des ” Travaux à envisager ” ( état des lieux, étude, cahier des charges, devis )
Le rôle du Syndic
Responsabilités
- Il est en charge pour les travaux ( Article 18 alinéa 2 de la Loi 65-557 du 10 Juillet 1965 ) :
” De pourvoir à la conservation de l’immeuble, à son entretien et, en cas d’urgence, de faire procéder de sa propre initiative à l’exécution de tous travaux nécessaires à la sauvegarde de celui-ci “
Actions
- Préparer avec le Conseil Syndical un dossier pour chacun des ” travaux à envisager “
- Mettre à l’ordre du jour les résolutions concernant les ” travaux à réaliser “
- Exécuter les décisions de l’Assemblée générale pour les travaux votés
- Prendre une assurance dommage-ouvrage si nécessaire
- Régler les factures de situation ou de décompte définitif des Entreprises, après un ” bon à payer ” donné par le Conseil Syndical
Le rôle du Conseil Syndical
Etablir dans le temps la liste des ” Travaux à envisager “
- Cela dépend bien entendu principalement de l’ âge de l’immeuble et de l’évolution de la législation au moment où cette liste sera établie ou révisée
- Elle dépend aussi des montants fixés par l’Assemblée générale des Copropriétaires pour lesquels le Syndic doit consulter le Conseil Syndical et/ou mettre en concurrence des Entreprises ( Article 21 de la loi de 1965 )
Etablir ou faire établir un cahier des charges et lancer un appel d’offres :
- Si le Conseil Syndical ou la Copropriété ne recèle pas en ses membres les compétences nécessaires, il est préférable de se faire assister par un Maître d’oeuvre
- Ce cahier des charges devra être aussi précis que possible sur les travaux à exécuter, les matériaux à employer, les délais à respecter, les contraintes à respecter, les clauses de prix, les prestations et honoraires du Syndic et du Maître d’oeuvre s’il y a lieu,….
- Définir les modalités de l’appel d’offres et, procéder à son dépouillement
- Préparer une recommandation et informer les Copropriétaires ( sous-dossier sur le site de la Copropriété, réunion d’informations, contacts individuels )
Suivre le chantier :
- Suivre le chantier en participant au réunion de chantier, en veillant au contenu des comptes-rendus et en vérifiant à l’application des décisions prises
- Réceptionner les travaux et poser les réserves, puis lever les réserves
- Valider partiellement ou totalement les relevés de situation à payer en cours de chantier, valider le décompte définitif et donner les ” bon à payer ” au Syndic
Le rôle des Copropriétaires
Décider et voter les ” Travaux ” à réaliser
- Décider du choix de l’Entreprise, du contenu, du coût des travaux et, de la délégation des responsabilités au Conseil Syndical pour le suivi et la réception des travaux
- Voter, la participation au vote ( présence ou délégation de pouvoir ) est décisive, puisque selon la majorité de vote requise, le décompte des voix peut s’effectuer seulement avec celles des Copropriétaires présents ou représentés
Suivi des sinistres
Suivi des sinistres des parties communes de la Copropriété
La constatation du sinistre :
- Tout Copropriétaire ou Locataire de la Copropriété est tenu de le faire.
- Alerter un membre du Conseil Syndical et/ou le Syndic.
- Prendre des photos ou des vidéos et les commenter par écrit immédiatement ( mémo sur papier, sur portable, sur ordinateur ) pour relater les faits sans interprétation
- Prendre les mesures de sauvegarde qui s’imposent pour limiter les dégâts
La communication du sinistre :
- L’information du sinistre doit dans tous les cas être communiquée au Syndic de la Copropriété avec les éléments lui permettant de faire une déclaration dommage-ouvrage ou multirisques auprès de la Compagnie d’assurance
- Cette communication au Syndic est du ressort d’un membre du Conseil Syndical
- Si le sinistre est consécutif à un vol ou à du vandalisme, il est nécessaire de porter plainte auprès des services de police
La déclaration et le suivi du sinistre :
- Elle est effectuée par le Syndic auprès de la Compagnie d’assurance
- Si le sinistre touche les parties privatives de la Copropriété, les Copropriétaires concernés doivent faire une déclaration à leurs assureurs dans les cinq jours, deux jours en cas de vol
Le rôle du Conseil Syndical :
- Nommer un membre du Conseil Syndical en charge du suivi du sinistre
- Ouvrir un sous-dossier de suivi du sinistre pour classer tous les documents ( par le membre du Conseil Syndical en charge de l’administration du site de la Copropriété ) :
- Déclaration, constats ( photos, comptes-rendus ), courriers
- Rapports d’expert, rapports des Entreprises, rapports de l’Assureur
- Devis, factures, règlements
- Ouvrir le site de la Copropriété aux nouveaux Prestataires de la Copropriété ( par le membre du Conseil Syndical en charge de l’administration du site de la Copropriété )
- Scanner, enregistrer et classer les documents des Prestataires qui n’adhérent pas au site de la Copropriété et partager les documents avec leurs destinataires ( par le membre du Conseil Syndical en charge du suivi du sinistre )
- Etre présent à chaque visite de l’Expert ( par le membre du Conseil Syndical en charge du suivi du sinistre )
- Etre en accord avec l’Expert sur l’origine du sinistre et sur les travaux à effectuer pour réparer les dégâts et éviter que le sinistre se reproduise
- En cas de désaccord sans solution, il convient de demander une contre-expertise
- Suivre les travaux de recherche et de réparation ( par le membre du Conseil Syndical en charge du suivi du sinistre )
- Informer les Copropriétaires ( par le membre du Conseil Syndical en charge du suivi du sinistre )
Le rôle du Syndic :
- Gérer administrativement le dossier avec l’assureur et son expert
- Faire établir des devis selon les directives de l’assureur ou de son expert
- Participer aux réunions d’expertise de suivi des travaux
- Faire valider par le membre du Conseil Syndical en charge du suivi du sinistre, la bonne exécution des travaux
- Prendre s’il est nécessaire une assurance dommage-ouvrage
- Régler les entreprises